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Varanasi à l’indienne / Haciendo el indio en Varanasi

febrero 24, 2013

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VARANASI À L’INDIENNE (6 -17 janvier 2013)

Depuis Agra, nous devons prendre le train de 20h50 vers Varanasi, mais un gros brouillard qui affecte une grosse partie du nord de l’Inde va provoquer un léger retard. En arrivant à la gare, on apprend que notre train n’est pas encore parti de Delhi (à 200km – et ici les trains circulent à 50 km/h). On passera la nuit dans la salle d’attente en compagnie d’autres indiens et un ou deux rats; on peut s’estimer heureux, la salle est chauffée, alors qu’il fait froid dehors, et certains dorment sur les quais avec les gentils rongeurs qui leur passent à côté… Le train arrive finalement à 6h du mat, après une fausse alerte à 3h. L’arrivée initialemement prévue à 4h du mat´ se fera 16 heures plus tard, à 20h! Ici, il n’est pas question d’aller se faire rembourser le billet!….

Ghat

Ghat

C’est à Varanasi que se termine notre tour de princes offert par les parents de Chris, et on abandonne l’hotel confortable pour aller chercher une guest house. On en profite aussi un peu pour se reposer, et on restera dix jours dans cette ville passionante.

La vie de tous les jours y est un spectacle. Le long des ghats, les quais du Ganges, les hindous de la ville ou en pélerinage viennent laver leurs péchers dans la rivière sacrée (“Mais ce n’est pas un peu sale” demandera-t-on à un indien en voyant l’eau marron et les détritus à deux mètres des gens, “non, c’est pas grave, l’eau est sacrée”…), plus bas, les gens font des lessives (c’est tout un spectacle de couleurs de voir les saris s’agiter au soleil) en frappant très fort les vêtements contre des pierres, et au Manikarnika ghat, les crémations vont bon train avec entre 200 et 400 par jours; les processions d’un corps, couverts de draps de couleur, transporté sur une civière en bambou à travers les rues sont un spectacle quotidien.

Baño ritual / Bain rituel

Baño ritual / Bain rituel

Au ghat principal de Dasaswamedh, où les masseurs, rameurs de barque, mendiants, vendeurs de drogue guettent les touristes, la cérémonie d’offrande au Ganges a lieu tous les soir après le coucher de soleil où sept Bramhans agitent encens, bougies, et autres objets vers les quatre points cardinaux. On croise aussi le long des ghats les sadhus, les ascètes indhous à moitié nus, aux longues barbes et cheveux, vivant de l’aumône des gens.

Louange au Ganges / Ceremonia al Ganga

Louange au Ganges / Ceremonia al Ganga

Le reste de la ville est aussi bourdonnante de vie, derrière les ghats s’étend un labyrinthe de petites rues, appelées galis, où les vaches peuvent créer un embouteillage de motos et piétons, et où on l’on trouve d’innombrables échoppes de toute sorte: vêtements, articles religieux, quincailleries, vendeurs de sucreries, restaurants, mini-épiceries, bijoutiers, souvenirs…. autour de nombreux temples ; le plus grand, le Vishwanath temple (ou Golden Temple) est interdit aux non-hindous, mais nous pouvons visiter le temple d’Anapurnam, la déesse de la nourriture, où on nous offre – et quasi nous oblige à accepter – un repas (quelques jours auparavant, Ana avait gagné quelques points de karma en aidant les gens de ce temple à servir un repas pour les pauvres sur un des ghats).

Ana sert à manger / Ana sirviendo comida

Ana sert à manger / Ana sirviendo comida

On visite aussi un temple népali, adorné d’instructives mais impossibles sculptures du kamasutra.

Dans le quartier musulman, derrière les avenues bruyantes et embouteillées, on entend le tac-tac tac-tac des tisseurs de soie et et des machines à tisser où sont fabriqués les saris (vêtement traditionel des femmes), écharpes, pachminas qui sont ensuite vendus aux locaux et aux touristes (Varanasi est connue pour ses vêtements en soie).

A Varanasi, il y a une vrai passion pour le cerf-volant. Tous les jours en fin d’après-midi, le ciel se rempli de petites carrés de papier reliés à une ficelle qu’enfants et adultes font voler pour ensuite se confronter les uns aux autres. Le but du jeu est de couper la ficelle de l’autre avec la sienne; pour cela ils utilisent une ficelle de verre coupante, et il faut essayer de scier celle de l’autre. Les cerf-volants entre ainsi dans une espèce de danse au bout de laquelle un des deux fini par planer vers le sol, coupé de son propriétaire. Les enfants au sol (souvent le long des ghats) se précipitent alors pour essayer d’aller récupérer le cerf-volant perdant pour jourer eux-mêmes avec.

Leçon de cerf-volant / Clase de cometa

Leçon de cerf-volant / Clase de cometa

Nous allons nous adonner à cette passion locale, avec deux indiens de Varanasi avec qui nous avions sympathiser au coin d’une ruelle. Nous apprenons à manier le cerf-volant, chose pas du tout évidente, alors que ça paraît tellement facile en voyant les enfants les manipuler. On ne fera pas long feu, quand on a la ligne entre les mains, on se fait couper rapidement, ou le cerf-volant termine dans le Ganges suite à une mauvaise manip !

Pendant que nous sommes à Varanasi, le lundi 14 janvier est le festival de cerf-volant, ainsi qu’une fête religieuse. Les toits des maisons se remplissent des familles réunies pour jouer, et le ciel se constèle de miliers de carrés de papier de toutes les couleurs. Un indien qui se fait appeler Manolo, qui vend des fringues dans une échoppe, nous avait dit alors que nous partagions un thé qu’ils avaient acheté 200 cerf-volants, et 800 Rs de bobine pour passer la journée en famille. Nous tenterons notre chance depuis le toit de notre guest house, sans beaucoup de succès : l’envol est très difficile à faire, et les deux fois où on y arrive on se fait couper en deux minutes !!

Festival de cerf-volant / Festival de cometas

Festival de cerf-volant / Festival de cometas

Après dix jours passés à nous émerveiller sur la vie spirituelle de la ville et à faire les enfants avec les cerf-volants, on reprend les rails en direction de Darjeeling pour aller contempler l’Himalaya.

Plus de photos? Clic ici.

HACIENDO EL INDIO EN VARANASI

(del 6 al 17 de enero)

Desde Agra tenemos un tren a Varanasi que sale, en teoría, a las nueve menos diez, pero la impresionante niebla que se extiende por casi todo el norte del país provocará un ligero retraso. Cuando llegamos a la estación, nos dicen que nuestro tren aún no ha salido de Delhi (que está a 200km – y los trenes aquí circulan a 50km/h). Pasamos, pues, la noche en la sala de espera, acompañados por unos cuantos indios y algunas ratas ; pero tenemos que considerarnos afortunados, tenemos calefacción mientras otros duermen fuera, en el frío, con los lindos roedores rondándoles la cabeza… El tren, por fin, llega a las 6 de la mañana, tras una falsa alarma a las 3. Nuestra llegada a Varanassi, prevista para las 4, se retrasará aún un poco más : llegamos a las ocho de la noche. Y, por supuesto, aquí lo de que te devuelvan el dinero, como que no.

Ghat

Ghat

En Varanasi se termina el tour principesco que nos han regalado los padres de Chris, y dos noches después abandonamos el hotel para buscar una guest house. Aprovechamos el final del tour, también, para descansar, y así, sin darnos cuenta, pasamos diez días en esta ciudad increíble.

Aquí la rutina es un espectáculo. Los ghats (las orillas del Ganges) rebosan de indios de la ciudad o peregrinos que se lavan los pecados en este río sagrado (« ¿y no está un poco sucio ? » – preguntamos a un indio mirando con grima el color marrón del agua y la basura casi rozando a la gente – « no, no importa, el agua es sagrada » – nos responde él, convencido…) ; más allá la gente lava su ropa (es todo un espectáculo de color ver los saris agitándose al sol) golpeándola con fuerza contra las rocas ; en el Manikarnika ghat hay barra libre de cremaciones todo el día (se hacen entre 200 y 400 diarias) ; las procesiones con los cuerpos, cubiertos con telas de colores, sobre camillas de bambú son el pan nuestro de cada día.

Baño ritual / Bain rituel

Baño ritual / Bain rituel

En el ghat principal, Dasaswamedh, donde los masajistas, barqueros, mendigos y camellos acechan al turista, todas las noches al ponerse el sol se hace la ceremonia de ofrenda al Ganges, en la que siete Brahmanes agitan incienso, velas y otros objetos en  dirección de los cuatro puntos cardinales ; un poco más allá, el ghat de los shadus, los ascetas hindúes medio desnudos, con el pelo y las barbas largos, mendigan para vivir.

Louange au Ganges / Ceremonia al Ganga

Louange au Ganges / Ceremonia al Ganga

El resto de la ciudad también rebosa vida ; tras los ghats se extiende un laberinto de callejuelas, los galis, donde una vaca puede crear un atasco de motos y peatones, y donde hay un número incontable de tiendecitas de todo tipo de artículos : ferreterías, restaurantes, mini-supermercados, joyerías, tiendas de ropa, de recuerdos, de artículos religiosos, de chucherías,… se agolpan alrededor de los muchos templos de la ciudad – el más importante, el Vishwanath o Golden temple, está vetado a los no-hindúes, pero podemos visitar el templo de Anapurna, diosa de la comida, donde nos ofrecen – y casi nos obligan a aceptar – una comida (un par de días antes, Ana había ganado unos cuantos « puntos » de karma ayudando a la gente de este mismo templo a servir comida para los pobres, en uno de los ghats). También visitamos un templo nepalí, adornado con instructivas pero imposibles esculturas del kamasutra.

Ana sert à manger / Ana sirviendo comida

Ana sert à manger / Ana sirviendo comida

En el barrio musulmán, tras las ruidosas y atascadadas calles, se escucha el tac-tac-tac-tac de los telares manuales o eléctricos donde se fabrican saris, echarpes, pashminas y otros artículos de seda, de algodón o sintéticos que se venden a locales y turistas (Varanasi es conocida por sus sedas).

En Varanasi descubrimos la pasión india por las cometas. Todas las tardes el cielo se llena de rombos de papel que los niños y adultos vuelan para competir unos contra otros. Y es que aquí las cometas no vuelan por volar : el objetivo es cortar el hilo del otro con la propia ; para ello se emplea un hilo de fibra de vidrio. Cuando dos cometas vuelan aproximadamente a la misma altura, se inicia una especie de danza tras a cuyo fin una de las cometas planea hacia el suelo, roto el vínculo con su dueño. Los niños que pasan el día en los ghats se precipitan en una encarnizada lucha para recoger la cometa perdida y jugar con ella.

Leçon de cerf-volant / Clase de cometa

Leçon de cerf-volant / Clase de cometa

Los días pasados en la ciudad sagrada nos dedicaremos con fruicción a esta pasión local, con dos indios de aquí que conocimos en una callejuela. Aprendemos a manejar la cometa, que no es tan fácil como le parece a uno cuando ve a los niños jugar… Pero tampoco vamos mucho más allá: en cuanto nuestra cometa se eleva un poco, planea hacia el suelo tras una rápida lid de la que a menudo ni nos enteramos, o se da un baño en el Ganges tras sucumbir sin nuestro permiso a la fuerza de la gravedad.

Festival de cerf-volant / Festival de cometas

Festival de cerf-volant / Festival de cometas

Tenemos la suerte de estar en Varanasi el 14 de enero, día del festival de cometas, que es en realidad una fiesta religiosa. Las azoteas se llenan de familias que se reúnen para jugar, y en el cielo aparece una constelación de rombos de todos los colores. Un vendedor de ropa indio, Manolo, ha comprado 200 cometas y 800 rupias de hilo para pasar el día jugando con la familia… Intentamos participar a la fiesta desde la azotea de nuestra guest house, pero no tenemos mucho éxito : nos cuesta muchísimo levantar el vuelo y cuando lo hacemos (un par de veces) perdemos la cometa en dos minutos…

En fin, tras diez días maravillándonos con la vida espiritual de la ciudad y haciendo el indio con las cometas, tomamos un tren en dirección de Darjeeling, para ver el Himalaya aunque sea de lejos.

Más fotos por aquí

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6 comentarios leave one →
  1. febrero 24, 2013 1:05 pm

    ¡Me encanta vuestro blog y todo lo que contáis! ¡Qué gran aventura!

  2. Dani permalink
    febrero 24, 2013 7:28 pm

    Os sigo siempre que puedo, menos que antes porque nació mi segundo hijo hace pocos meses. Vuestras aventuras son insuperables. Aquí os espera una tortilla de patata cuando regreséis!

    • febrero 27, 2013 11:37 am

      gracias por seguirnos! como se llama el nuevo venido?!
      A ver si podemos acercarnos a Valencia un día de estos para tomar esta tortilla!!

  3. Miriam permalink
    febrero 25, 2013 7:47 pm

    Las fotos son espectaculares.
    Os echo de menos.
    Un besico.

  4. Victor Tarifa permalink
    marzo 10, 2013 5:48 pm

    No me había llamado mucho la atención la India… si seguís así, lo mismo hacéis que cambie de opinión!

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