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Sapa & Bac Ha, el norte de Vietnam / Sapa & Bac Ha, le nord du Vietnam

diciembre 12, 2012

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(24 de octubre – 4 de noviembre)

El mismo día en que Ana dejaba los papeles para la renovación de su pasaporte en la Embajada de España cogíamos un tren nocturno (íbamos en literas de tres pisos en las que el espacio era inversamente proporcional a la altura-el de más arriba no podía ser claustrofóbico) que nos dejaba a la mañana siguiente en Lao Cai, en el norte de Vietnam, casi en la frontera con China. Allí nos recibe una horda de conductores de minibuses que nos propone llevarnos a Sapa (nuestro destino) por unos precios totalmente desorbitados. Nos lo tomamos con calma -ya sabemos que en estos casos la precipitación es la peor compañera- y al rato vemos, de lejos, otros dos extranjeros con mochila. Como la unión hace la fuerza, nos acercamos a ellos, para descubrir que se trata de Javier y Félix, dos españoles que conocimos en Mondulkiri, en Camboya.

Tras mucho regateo conseguimos un precio más interesante y, apretujados como siempre en un minibús, llegamos a Sapa. Nada más llegar nos asaltan unas señoras vestidas con trajes tradicionales que nos siguen allá donde vamos preguntándonos de dónde somos, cuánto tiempo llevamos en Vietnam… Sólo un rato después entendemos que están en la ciudad para intentar hacer la competencia a los hoteles y agencias de turismo y proponer, de manera directa, un paseo por la zona y un “homestay” (estancia en una casa particular) en sus propias casas. Y es que la zona montañosa del norte de Vietnam es un mosaico de etnias diferentes que han quedado relativamente aisladas del desarrollo del resto del país, de manera que conservan sus tradiciones, sus trajes tradicionales, sus lenguas (entre la gente mayor, los hay que no saben hablar vietnamita). La explosión turística de Sapa, ligada al interés de los viajeros occidentales por estos pueblos, ha provocado que cada día un buen número de mujeres de diversas etnias recorran a pie el camino que separa la ciudad de sus pueblos para venir a Sapa a vender artesanías o a proponerse como guías (en ocasiones analfabetas, estas mujeres han aprendido inglés hablando con los turistas). A veces, el camino es tan largo que no pueden regresar el mismo día, así que se quedan en la ciudad varias noches, durmiendo a la intemperie o al abrigo de los puestos del mercado.

Arroz en las montañas / Du riz dans les montagnes

Arroz en las montañas / Du riz dans les montagnes

Femme zao / Mujer zao

Femme zao / Mujer zao

La bici nos ha dejado un gustillo de libertad, y como hemos escuchado en Phnom Penh las anécdotas de los seis meses caminando que hicieron Domitille y Franck en Sudamérica, nos han dado ganas de hacer una parte del viaje caminando. Pero antes de ello, dedicamos un par de días a Sapa, a tomar aire de nuevo después del agobio de Hanoi, a pasear con Javier y Félix (con ellos fuimos a Ta Phin, guiados por una señora de etnia zao, y también acabamos participando en una noche de fiesta en la plaza) y a preparar el paseo (mapas, tienda de campaña, provisiones…).

Avec notre guide zao/ con nuestra guía zao

Avec notre guide zao/ con nuestra guía zao

Nuestra intención es recorrer, por los caminos, el espacio que separa Sapa de Bac Ha. El primer día era sencillo: había que subir una colina y bajarla para llegar al valle siguiente. Pero hacia mediodía descubrimos que el camino se acababa antes de la cima, y para colmo se pone a llover. Aún intentamos seguir, pero acabamos renunciando y regresando por donde habíamos venido, bajando a resbalones por el barro, para acabar empapados, acogidos por una amable familia hmong a la que le pedimos acampar en su jardín. El segundo día empezó bien, pero el camino se transformó de pronto en un arrozal; escalándolo como pudimos, llegamos a pueblos que probablemente nunca visitan los turistas, pero sin saber si más allá podríamos encontrar otro camino. Al final nos rendimos, regresamos a la carretera y subimos a un autobús que iba a Lao Cai.

¿Lo has entendido? / Tu as compris?

¿Lo has entendido? / Tu as compris?

Desde Lao Cai, y en minibús, llegamos a Bac Ha, ahora sí, decididos a contratar un trek. Los dos días y las dos noches siguientes los pasamos entre las terrazas de arrozales, la amabilidad de la gente de las montañas, los búfalos, el vino de maíz, las vacas. El trek estaba calculado de modo que el tercer día llegáramos al conocido mercado de Bac Ha, el más grande de la zona, donde se da cita cada domingo gente de toda la región. Es un mercado muy colorido, pues la etnia predominante aquí son los “flower hmong”, de alegre ropa multicolor, y aunque hay bastantes turistas conserva un fuerte sabor local. Allí nos despedimos de nuestro guía, Som, y por la tarde regresamos a Lao Cai (de nuevo en un minibús rebosante, tanto que la gente salía y entraba por la ventanilla) para coger un sleeping bus hasta Hanoi.

A trabajar / Au boulot

A trabajar / Au boulot

¡Faldas, faldas! / Des jupes!

¡Faldas, faldas! / Des jupes!

¿Quieres más fotos? Están aquí.

SAPA ET BAC HA, LE NORD DU VIETNAM

(24 octobre – 4 novembre)

Le jour même où Ana laissait ses papiers pour le renouvellement de son passeport à l’ambassade d’Espagne, nous prenions un train de nuit (en couchette à 3 étages, où la place était inversement proportionnelle à la hauteur – pour être en haut il vaut mieux ne pas être claustrophobie) qui nous laissait le lendemain matin à Lao Cai, au nord du Vietnam, quasiment à la frontière avec la Chine. Là, une horde de conducteur de minibus nous reçoit et nous propose de nous amener à Sapa (notre destination) à des prix exorbitants. On essaie de ne pas subir à la pression – on sait déjà que dans ces cas-là la précipitation n’est pas de bonne augure – et on voit de loin deux autres étrangers avec des sac à dos. Comme l’union fait la force, nous nous approchons d’eux pour découvrir qu’il s’agit de Javier et Felix, deux espagnols que nous avions rencontré au Mondulkiri, au Cambodge.

Après une négociation acharnée, on obtient un prix plus intéressant et, entassés comme toujours dans un minibus, on arrive à Sapa. Aussitôt arrivé, nous assaillissent des femmes vêtues de costumes traditionnels et nous suivent nous demandant d’où nous venons, depuis combien de temps nous sommes au Vietnam… On comprend qu’elles sont dans la ville pour faire la concurrence aux hôtels et aux agences de tourisme et proposer, de manière directe, une ballade dans la région, et un « homestay » (nuit chez l’habitant) dans leurs propres maisons. C’est que la région montagneuse du nord du Vietnam est une mosaïque de différentes ethnies qui sont restée relativement isolées du développement du reste du pays, de telle manière qu’ils conservent leurs traditions, costumes traditionnels, leurs langues (parmi les gens plus âgés, certains ne parlent pas vietnamien). L’explosion touristique de Sapa, liée à l’intérêt touristique des voyageurs pour ces villages, a eu pour conséquence que chaque jour un bon nombre de femmes de diverses ethnies parcourent à pied le chemin qui les séparent de la ville, pour venir à Sapa vendre leur artisanat ou se proposer comme guide (dans certains cas analphabètes, ces femmes ont appris l’anglais au contact des touristes). Parfois, le chemin est tellement long qu’elles ne peuvent pas rentrer le jour même, et elles passent la nuit dans la ville, dormant à l’intempérie ou à l’abri des postes du marché.

Arroz en las montañas / Du riz dans les montagnes

Arroz en las montañas / Du riz dans les montagnes

Femme zao / Mujer zao

Femme zao / Mujer zao

Le tour en vélo (du Cambodge) nous a laissé un arrière-goût de liberté, et comme nous avions écouté à Phnom Penh les anecdotes des six mois de marche de Domitille et Franck en Amérique du Sud, ça nous a donné envie de faire une partie du voyage à pied. Mais avant ça, nous passons deux jours à Sapa, à prendre l’air après le stress d’Hanoï, à se ballader avec Javier et Félix (avec eux nous sommes allés à Ta Phin, guidés par une femme de l’ethnie Zao, et on s’est retrouvé avec eux à prendre part à faire la fête sur la place le soir), et à préparer la marche (carte, tente, provisions…).

Avec notre guide zao/ con nuestra guía zao

Avec notre guide zao/ con nuestra guía zao

Notre intention est de parcourir, par les petits chemins, la distance entre Sapa et Bac Ha. Le premier jour parait simple : monter une colline et descendre de l’autre côté pour arriver à la vallée suivante. Mais vers midi, on réalise que le chemin se termine avant la cime, et pour combler le tout, il se met à pleuvoir. Malgré ça, on essaie de continuer, mais on finit par renoncer et retourner par où on venait, en descendant en glissant dans la boue, pour terminer trempés, accueillis par une gentille famille hmong à qui on avait demandé de camper dans le jardin. Le deuxième jour, on commence bien, mais le chemin se transforme bientôt en une rizière, et escaladant comme on peut, nous arrivons à des villages qui n’ont probablement jamais vu de touristes, mais sans savoir si on allait pouvoir trouver un chemin un peu plus loin. On finit par renoncer, retourner à la route, et monter dans un bus qui nous amène à Lao Cai.

¿Lo has entendido? / Tu as compris?

¿Lo has entendido? / Tu as compris?

Depuis Lao Cai, et en minibus, nous arrivons à Bac Ha, et là si, nous nous décidons à payer pour un trek. Les deux jours et deux nuits suivants, nous les passons entre les rizières en terrasse, l’amabilité des gens des montagnes, les buffles, le vin de maïs et les vaches. Le trek était calculé de manière à arriver le troisième jour au fameux marché de Bac Ha, le plus grand de la région, où se donne rendez-vous le dimanche tous les gens de la région. C’est un marché haut en couleur, l’ethnie dominante sont les « flower hmong », aux vêtements multicolores, et bien qu’il y ait pas mal de touristes, le marché garde un fort goût local. Là, nous disons au revoir à notre guide, Som, et l’après-midi, nous retournons à Lao Caï (de nouveau dans un minibus tellement rempli que les gens entraient et sortaient par la fenêtre) pour prendre un bus-couchette jusqu’à Hanoï.

¡Faldas, faldas! / Des jupes!

¡Faldas, faldas! / Des jupes!

A trabajar / Au boulot

A trabajar / Au boulot

Tu veux plus de photos? Elles sont ici!

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4 comentarios leave one →
  1. Vic permalink
    diciembre 15, 2012 6:11 pm

    Qué preferís? Camboya o Vietnam??

    • stephetfranck permalink
      diciembre 16, 2012 1:31 am

      Vos récits et le nouvelles vidoés continuent de nous faire réver et envie ….. Profitez de la douceur de Ventiane, où nos avions sejourné avec plaisir.

      • diciembre 20, 2012 4:42 pm

        merci de nous suivre! En effet Vientiane est une capitale très agréable! Nous avons fait notre plein de croissants, pain au chocolat et baguette!

    • diciembre 20, 2012 4:40 pm

      Camboya!
      Por desgracia no todo Vietnam es igual de encantador como la gente del norte

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