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Le vrai prix du rhum, histoire de corruption / El verdadero precio del ron, una historia de corrupción

agosto 26, 2012

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Par Chris

Comme expliqué dans le post précédent, pour fêter mon anniversaire, on avait prévu d’amener une bouteille de rhum dans le parc Tayrona pour trinquer le soir. Mais en arrivant à l’entrée du parc, on apprend que les liqueurs sont interdites dans les parcs nationaux colombiens . Ne voyant pas où est le mal (on n’a pas l’intention de se mettre une mine, et on ne jette pas nos déchets dans le parc), on passe outre, et on continue sur le chemin qui doit nous amener aux campings près de la plage. Mais avant l’entrée du camping, il y a un contrôle de police ; on leur dit innocemment qu’on n’amène rien, mais ils entreprennent quand même de fouiller nos sacs. Ça a failli passer, car la bouteille était dans un torchon (pour éviter les coups, pas pour la cacher, on est d’accord !), mais au moment de remettre les affaires dans le sac, le policier a dû sentir qu’on était un peu tendu et il a commencé à palper les affaires, et finit par tomber sur la bouteille.

Il nous explique qu’on est en train de commettre un délit, et qu’on ne peut pas rentrer dans le parc, qu’on va devoir retourner à l’entrée et payer une amende… Il n’y a pas moyen qu’il me gâche mon anniversaire, donc je lui explique que je ne vois pas où est le mal, et qu’on n’avait pas été informé jusqu’à ce moment (ce qui est en partie vrai, après trois points d’info à Santa Marta, pas un seul ne nous avait parlé de l’interdiction). Les policiers continuent à insister disant qu’on va devoir repartir, et que les autres bouteilles par terre appartiennent à des gens qui se sont fait renvoyer, car « une seule goutte fait la faute ». Après le passage d’autres touristes, je continue à leur expliquer qu’on voulait fêter mon anniversaire, que c’est la seule raison pour amener à boire, et lui demande de comprendre le contexte : on ne voulait pas voir la soirée tomber à l’eau et ne voit pas le problème (ils nous expliqueront que c’est lié à des problèmes de noyades qu’il y a eu, sur certaines plages, les courants sont dangereux). Ils finissent par me demander mon passeport pour vérifier ma date de naissance, et après s’être concertés, ils me disent qu’ils vont nous laisser passer, et même nous apporter la bouteille l’après-midi au camping !

Un des gardes s’approche, me prend à part et me demande si je pourrais faire un geste en échange, et « lui faire présent » de quelque chose, ma montre par exemple ! Je luis que non car c’est un cadeau et qu’en plus il manque un bouton. En réfléchissant, je n’ai rien sur moi que je sois prêt à lui laisser, et je luis propose donc un « pourboire » (una propina) de 20,000CO$ (environ 10€, à peu près la moitié du prix d’entrée au parc). Ils nous laissent donc passer, en nous disant qu’ils viendraient dans l’après-midi au camping (à ce moment-là je ne lui ai encore rien donné).

Le soir, après avoir dîné, les policiers n’étaient pas apparus, et je pensais l’histoire terminée et notre bouteille oubliée. Mais, alors qu’on prenait une bière avec Ana (la bière, elle, est autorisée), on voit les gardes passer dans le camping. Celui qui m’avait demandé la montre s’approche, nous salue et entame la discussion : où on a été aujourd’hui, on lui pose des questions sur son boulot, mais il ne fait pas allusion à la bouteille, et n’a pas l’air de l’avoir avec lui, il part discuter avec d’autres gens. Le manège dure 10-15 minutes, et il finit par me demander de le suivre à part, hors de la lumière,  avec un de ses collègues.

Policier1 : Bon, alors qu’est-ce que tu veux ?

Moi : Ben, rien de particulier (je pensais que la bouteille était oubliée)

P 1: Pour le truc de ce matin, on fait quoi ?

M : Bon, je ne sais pas si vous avez la bouteille

P 2 : Ah !… La bouteille !…

P1 : alors qu’est-ce que tu nous proposes ?

M : je ne peux rien vous offrir, mais je peux vous donner un pourboire

P2 : combien tu avais proposé ?

M : je peux vous laisser 20,000 pesos

P1 : oui, c’est ce qu’on avait dit

P2 : bon, ok, ça fera l’affaire

P1 : je vais aller mettre la bouteille contre ce mur, tu iras la chercher après

P2 : bah, c’est pas la peine tu peux lui donner maintenant.

P1 : tiens, vide la bouteille dans un autre récipient, et soyez discret. Au fait, tu vas avoir quel age ?

M : 31 ans

P1 : Amusez-vous bien. Et faites attention au bord de l’eau.

Ils me laissent donc la bouteille, que je vais ranger dans nos sacs, et je vais chercher l’argent que je lui file discrètement. Finalement, on va pouvoir boire un coup pour mes 31 ans!

Ron con agua de coco / Du rhum avec de l’eau de coco

Tayrona nocturno

Le lendemain soir, alors qu’on discutait avec Claire, une française qui dormait à côté de nous dans les hamacs, on voit les gardes débarquer. Apparemment, ils passent tous les soirs à la fin du service. Mon pote (celui de la montre) vient discuter avec nous ; il avait déjà fait la connaissance de Claire lors d’une « petite pause » à la plage, plus tôt. Il commence par me demander si on s’était bien amusés hier soir, et si j’ai la gueule de bois. Il a l’air assez déçu quand je lui dis qu’on n’a pas bu grand-chose. On discutera un petit moment, il m’explique qu’il veut essayer de devenir technicien de maintenance d’avion et hélicoptères de la police (il savait que je suis ingénieur aéronautique  car ils nous avaient posé la question au contrôle de police, et avait lancé le sujet). Il me donne aussi une bonne technique pour retirer l’écorce des noix de cocos. Situation un peu surréelle après la situation de la veille.

Claire nous dit après qu’elle les avait croisés dans l’après-midi, et qu’ils lui avaient proposé de les rejoindre pour une fête qu’ils faisaient sur la plage (surement pas sans alcool). Ils ont 24-25 ans, et ne s’ennuient pas le soir (on peut comprendre, ils bossent 50 jours d’affilé pour 10 jours de repos).

Aïe ! Quelle histoire !

EL VERDADERO PRECIO DEL RON, UNA HISTORIA DE CORRUPCIÓN

(por Chris)

Como explicábamos en el post anterior, para celebrar mi cumpleaños habíamos decidido llevar una botella de ron al Parque Tayrona para brindar por la noche. Pero cuando llegamos al parque nos enteramos de que los licores están prohibidos en los parques nacionales colombianos. Como no nos parecía tan grave (no teníamos intención de pillarnos ninguna cogorza, y no tiramos la basura en el parque), hicimos caso omiso de los carteles y seguimos como si tal cosa por el camino que lleva a los campings de cerca de la playa. Mala suerte: antes de la entrada del primer camping hay un control policial; ponemos cara de buenos y les decimos que no tenemos alcohol, pero se ponen a registrarnos las mochilas. Casi cuela, porque la botella estaba envuelta en un trapo (se entiende que para que no se rompiera, no para esconderla, ¿eh?), pero en el momento en que volvíamos a meter las cosas en la mochila el policía debió de ver que estaba un poco nervioso, empezó a coger él mismo la ropa y acabó encontrando la botella.

En ese momento empieza a explicarnos que estamos cometiendo un delito, que no puede dejarnos entrar en el parque, que vamos a tener que regresar y pagar una multa… No me resigno a que me fastidie el cumpleaños, así que le explico que no entiendo el problema, que nadie nos había informado hasta ahora (eso es una verdad a medias: en Santa Marta habíamos pedido información en tres sitios diferentes, y nadie nos había dicho nada de esto). Los policías siguen diciendo que nos vamos a tener que marchar, y que la pequeña colección de botellas que tienen con ellos son de gente a la que han tenido que expulsar, porque “una gota hace la falta”. Dejamos pasar a un pequeño grupo de turistas y sigo explicándole que sólo queríamos celebrar mi cumpleaños, que es la única razón por la que llevamos la botella, y le pido que entienda el contexto: si habíamos mentido era sólo porque queríamos tener nuestra celebración y porque no entendíamos la razón de la prohibición (ellos nos explicarán que es porque ha habido gente que se ha ahogado; en algunas playas las corrientes son peligrosas). Al final, me piden el pasaporte para comprobar mi fecha de nacimiento y, tras una pequeña charla entre ellos, me dicen que nos van a dejar pasar, e incluso que por la noche nos van a llevar la botella al camping.

En ese momento, uno de los guardias me lleva aparte y me pregunta si, en agradecimiento, podría hacerle “un presente”, mi reloj, por ejemplo. Le digo que no, que es un regalo y que de todos modos le falta un botón. Lo pienso un poco y llego a la conclusión de que no llevo nada que quisiera dejarle, así que le propongo una propinilla de 20000 pesos (unos 10€, aproximadamente la mitad del precio de la entrada). Ahí nos dejan pasar, diciéndonos que por la noche vendrán al camping (en ese momento no les doy nada todavía).

Por la noche, tras la cena, como los policías no han aparecido, pienso que la historia se ha terminado allí y nuestra botella ha caído en el olvido. Pero no: estábamos tomando una cerveza (que sí está autorizada) y vemos a los guardias pasar por el camping; el que me había pedido el reloj se acerca, nos saluda y se pone a hablar con nosotros, que dónde hemos estado, nosotros le hacemos preguntas sobre su trabajo, pero nadie toca el tema de la botella y no parece que la lleve encima, y un rato después se marcha a charlar con otra gente. Este juego dura entre 10 y 15 minutos, hasta que me lleva aparte, lejos de la zona donde hay luz, con otro de los policías.

Policía 1: ¿Bueno, qué quieres?

Yo: No sé, nada en especial (pensando que lo de la botella ya estaba olvidado)

P1: Y de lo de esta mañana, ¿qué hacemos?

Yo: No sé si han traído la botella.

P2: ¡Ajá! ¡La botella!

P1: ¿Qué nos propones?

Yo: No puedo regalaros nada, pero puedo daros una propina.

P2: ¿Cuánto habías propuesto?

Yo: Podría daros 20000 pesos.

P1: Sí, eso es lo que habíamos dicho.

P2: Bueno, está bien, es suficiente.

P1: Voy a apoyar la botella en esa pared, después vienes a recogerla.

P2: Bueno, no hace falta, se la puedes dar ahora.

P1: Toma, vacíala en otro recipiente y sean discretos. Por cierto, ¿cuántos cumples?

Yo: 31.

P1: Pásenlo bien. Y tengan cuidado con el agua.

Me dejan la botella, que vuelvo a meter en la mochila, y le doy discretamente el dinero. ¡Al final vamos a poder celebrar mis 31 años con ron!

Ron con agua de coco / Du rhum avec de l’eau de coco

Tayrona nocturno

La noche siguiente, mientras hablábamos con Claire, una francesa que dormía en la hamaca de al lado de las nuestras, volvimos a ver a los policías en el camping: parece que pasan todos los días al final del servicio. Mi colega (el del reloj) viene a hablar con nosotros (había conocido a Claire en una pequeña “escapada” a la playa, un rato antes). Me pregunta si nos lo pasamos bien la noche anterior, y si tenemos un guayabo (resaca), y mi respuesta (no bebimos mucho) parece decepcionarle un poco. Comenzamos entonces a hablar, me explica que quiere ser técnico de mantenimiento de aviones y helicópteros de la policía (sabe que soy ingeniero aeronáutico porque tuvimos que dar los datos en el control) y me da una técnica para quitar la cáscara de los cocos. Tras lo del día anterior, esta situación resulta un poco surrealista…

Claire nos explica, cuando ya se ha marchado, que esa tarde le habían propuesto ir por la noche a una fiesta que hacían en la playa (seguramente no sin alcohol): tienen de media unos 25 años y parece que por las noches no se aburren (puede entenderse, trabajan 50 días seguidos y luego tienen 10 de descanso).

¡Ay! ¡Vaya historia!

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3 comentarios leave one →
  1. agosto 27, 2012 9:30 am

    ¡vaya anécdota! siempre se oye hablar de la corrupción policial en aquéllos lares, pero no pensé que lo viviríais en vuestras propias carnes y por algo, en principio, tan banal…

  2. agosto 27, 2012 9:58 am

    ¡Jajajaja! Una historia surrealista para vosotros (y para nosotros, claro), pero para ellos fijo que es el pan nuestro de cada día, por eso se hizo tu amigo con toda normalidad xD

    Por cierto, ¿cuánto cuesta la botella de ron, “impuestos” aparte? 😉

  3. Tata permalink
    agosto 28, 2012 3:32 pm

    Surrealismo puro, eso a nivel policial ¡imagínate a otros!, pero al final pudiste brindar por tu cumpleaños aunque supongo que te salió caro: la botella+la entrada al parque+”los impuestos indirectos”

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