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De Iquitos à Leticia, au revoir au Pérou et découverte du palu / De Iquitos a Leticia, adiós al Perú y descubrimiento de la malaria

agosto 17, 2012

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Du 18 au 26 juillet

Par Chris

Notre prochaine destination est la Colombie. Depuis Iquitos, notre idée est de descendre l’Amazone en passant de village en village pour arriver à Leticia, ville colombienne, à la trifontière avec Pérou et Brésil.

Depuis Iquitos, nous prenons une lancha (même type de bateau qui nous a amené à Iquitos depuis Pucallpa) où nous installons nos hamacs pour une nuit avant d’arriver le lendemain matin à Pevas, le village le plus ancien fondé par les jésuites sur l’Amazone. Nous pensons y rester deux-trois jours avant de repartir en peque-peque vers d’autre caserios (village de plus petite taille). Nous rencontrons Erik, un séminariste originaire de Pevas avec qui Isidro, le père Idente d’Iquitos avec nous avions fait le bénévolat, nous avait mis en contact. Le lendemain, nous partons faire un tour du village et des communautés indigènes qui y vivent. Nous faisons la connaissance d’un chaman bora, qui nous fera une démonstration de manguaré, leur instrument à percussion (creusé dans un tronc d’arbre à la braise), qui se joue lors des fêtes de la communauté, avec lequel ils jouent/racontent (le rythme raconte de lui-même l’histoire…) les légendes locales tout en prenant de la coca.

Curaca bora / Chaman bora

L’après-midi, j’essaie de me joindre à une partie de foot. Dans tout le village, en fin d’aprèm, quand les gens ont fini de travaillé, ils se mettent à jouer au volley (sport populaire grâce à l’équipe nationale féminine qui a de très bon résultats) en tendant des filets dans les rues (il n’y a pas de voiture dans le village, juste des motokars), et au foot sur les nombreux terrains. Ce sera sans succès, car avant que les gens n’arrivent, il faut rentrer pour retrouver Erik avec qui on a rendez-vous pour aller se baigner dans la rivière. Mais au final ça ne va pas se faire parce je me sens pas bien et j’ai la fièvre qui monte, et je vais devoir rester au lit pour un joli épisode de maladie locale !..

La fièvre monte rapidement à 40ºC avec un peu de délire en sus ! Puis une fois que des médicaments ont fait baissé la fièvre, je passe une nuit affreuse avec une bonne diarrhée et des vomissements toute la nuit (j’ai même droit aux deux en même temps à un moment). Le lendemain, la fièvre revenue, je commence à penser que ce n’est pas un coup de chaud qui passera tout seul, et on se dirige vers le centre de santé (par chance on se trouve dans le seul village où il y en ait un à une centaine de kilomètres à la ronde), où on me fait une prise de sang pour voir si il s’agit de paludisme. Il faut attendre jusqu’à 18h pour avoir les résultats, car jusqu’à ce moment il n’y a pas d’électricité dans le village. On nous a dit à ce moment qu’ils ont trouvé des « vivas », un des parasites du paludisme. Me voilà à explorer la vie locale en connaissant la maladie endémique de la région !… Ils nous disent que le traitement par voie orale s’administre au centre de santé, et que je devrais rester 7 jours… C’est gênant parce qu’on a un avion à prendre dans 5 jours à Leticia ! On comprend que le centre de santé fait venir les patients atteints de paludisme tous les jours pour s’assurer qu’ils prennent leurs comprimés car les gens ne savent pas forcément suivre une ordonnance (problème d’analphabétisme ou simplement d’éducation surement), mais dans mon cas, « comme on sait prendre les médicaments d’où on vient », ils nous donnent tout d’un coup, en mettant quand  même dans des sachets séparés les doses journalières (il y a deux comprimés différents à prendre dont un avec une dose dégressive, mais bon, l’ordonnance était très claire…).  Ici ils prennent la maladie très au sérieux, et il faut car ça fait des ravages : à Santa Rita, où ils n’avaient pas les médicaments sous la main il y a encore quelques années, on avait appris l’histoire d’un enfant dont les médicaments sont arrivés depuis Iquitos le jour de son enterrement. Dans le cimetière de San Pedro, un autre caserio, il y avait beaucoup de tombes de petite taille.

En plus des parasites du paludisme, le médecin me dit que je dois avoir des parasites dans le ventre dus à un truc que j’ai mangé !… Je retourne donc au lit me reposer, et essayer d’avaler quelque chose au moment des repas : quand ils m’ont pesé, j’étais à 67kg (je suis parti de Madrid avec 73 kg, mais j’avais déjà un peu perdu en chemin).

Habitación del enfermo / La chambre du malade

Au bout de deux jours, ça commence à aller mieux, et on se ballade un peu dans le village, en allant visiter la maison de Francisco Grippa, un célèbre peintre péruvien qui s’est retiré à Pevas au milieu de l’Amazonie pour vivre et peindre. Il reçoit directement les touristes et nous montre sa galerie de peinture avant de nous laisser avec sa femme qui nous fait la discussion.

Pendant ces jours, on découvre ce village de 5000 habitants qui n’est alimenté en électricité qu’entre 18h et 23h, et entre 6h et 8h (en semaine). Tous les matins, à 6h, la radio locale se fait entendre sur les hauts-parleurs municipaux avec musique, anniversaire, infos, et publicité locale («  venez à l’auberge Los Amigos, avec, comme dans les grandes villes, le confort d’une salle de bain privée ! unique à Pevas »), tout ça pendant  1/2h-3/4h.

Anochecer amazónico / Coucher de soleil amazonien

Tobogán en el puerto / Tobogan au port

Finalement 4 jours après le début de mes déboires, je suis assez requinqué pour reprendre la lancha vers Leticia où on doit prendre l’avion vers Bogota. Anecdote marrante : on a senti qu’on rentrait en Colombie quand pour la première fois sur le peque-peque (le petit bateau à moteur) on nous a demandé de mettre un gilet de sauvetage !

A Bogota, je suis allé faire un contrôle pour vérifier que j’étais bien rétabli. Dans l’analyse de sang, une semaine après avoir été malade, il aurait dû rester quelques parasites visibles, mais ils m’ont dit qu’il n’y avait rien, mettant le doute sur le fait que j’ai eu le paludisme !… Les médecins de Pevas auraient peut-être mal diagnostiqué (mais comme dit le médecin de Bogota, mieux vaut être prudent), en tout cas mes 40ºC de fièvre n’avaient pas été feints !

Aujourd’hui, ne vous inquiétez pas, je suis bien rétabli !

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De Iquitos a Leticia, adiós a Perú y el descubrimiento de la malaria – del 18 al 26 de julio

Por Chris

Nuestro siguiente destino es Colombia. Desde Iquitos, nuestra idea es bajar por el Amazonas yendo de pueblo en pueblo hasta llegar a Leticia (Colombia), en la trifrontera con Perú y Brasil.

En Iquitos tomamos una lancha (como la que habíamos cogido en Pucallpa) e instalamos nuestras hamacas para llegar al día siguiente, temprano, a Pevas, el pueblo más antiguo fundado por los jesuitas en el Amazonas. Queríamos quedarnos allí dos o tres días y marcharnos en peque-peque hacia otros caseríos. En Pevas conocimos a Erik, seminarista con quien Isidro, el sacerdote idente de Iquitos con quien hicimos nuestro voluntariado, nos había puesto en contacto. Al día siguiente fuimos con él para conocer el pueblo y las comunidades indígenas (boras y yaguas) que en él viven. Conocimos incluso a un curaca bora, que tocó para nosotros el manguaré, instrumento de percusión que se construye vaciando dos árboles con brasas y que sirve para comunicarse y también para contar historias en las fiestas de la comunidad, mientras la gente toma coca.

Curaca bora / Chaman bora

Por la tarde intenté unirme a un partido de fútbol. Hacia el final de la tarde, cuando la gente ha terminado su trabajo, el pueblo se llena de gente que juega al vóley (deporte que es muy popular porque el equipo femenino nacional tiene muy buenos resultados) poniendo las redes a lo ancho de las calles (aquí no hay coches, sólo motokars), y al fútbol en cualquiera de los muchos campos que hay. No lo conseguí, porque antes de que llegara la gente había que volver: habíamos quedado con Erik para bañarnos en el río. Pero al final tampoco nos bañamos porque no me encontraba bien, empecé a tener fiebre y acabé teniendo que quedarme en la cama para protagonizar una bonita experiencia: ¡la enfermedad local!

La fiebre llegó rápidamente a 40º ¡y, por si fuera poco, acompañada de pequeños delirios! Y una vez que los medicamentos la bajaron, tuve que pasar una noche horrible con una fuerte diarrea y vómitos (a veces ambas cosas a un tiempo). Al día siguiente, cuando la fiebre regresó, empecé a pensar que aquello no era una tontería, así que fuimos al centro de salud (por suerte, estábamos en el único pueblo en el que había uno en unos 100 kilómetros a la redonda); allí me hicieron unos análisis para ver si era malaria. Había que esperar hasta las 6 de la tarde para tener los resultados, pues sólo a partir de esa hora hay electricidad en el pueblo. Nos terminaron diciendo que habían encontrado vivax, uno de los parásitos que causan la malaria. Así que nada, a fuerza de querer conocer la vida local acabé encontrándome con la enfermedad endémica de la región… Nos dijeron que el tratamiento, por vía oral, se administra en boca en el centro de salud, así que tendría que quedarme 7 días, lo cual es un problema, pues en 5 días tenemos que coger un avión en Leticia. Pero el tratamiento se administra así porque la gente de la zona no siempre sabe seguir las instrucciones de la receta (por un problema de analfabetismo o sólo de falta de educación); en mi caso, “como sabemos tomar las medicinas solos, viniendo de donde venimos”, nos las dan todas, aunque separando en unas bolsitas de plástico las dosis de cada día (hay dos pastillas diferentes, una de ellas con dosis diferentes según los días, pero bueno, en la receta quedaba bastante claro…) Aquí lo de la malaria se lo toman en serio, y con razón, pues ha habido momentos muy malos: en Santa Rita, una persona nos contó la historia de un niño cuyas medicinas llegaron (desde Iquitos) el mismo día de su entierro. Y en el cementerio de San Pedro había muchas tumbas pequeñitas. De todos modos, nuestro viaje de pueblo en pueblo quedó olvidado, pues durante dos días no estuve en condiciones de viajar.

Además de los parásitos de la malaria, el médico me dice que debo de tener parásitos intestinales, que han llegado allí a través de algo que he comido… Vuelvo a la cama para descansar, y también para intentar comer algo a las horas de comer: cuando me pesaron, estaba en 67kg (había salido de Madrid en 73, pero había perdido algunos por el camino).

Habitación del enfermo / La chambre du malade

Dos días después empiezo a encontrarme mejor, y nos paseamos un poco por el pueblo; entre otras cosas, visitamos la casa de Francisco Grippa, un famoso pintor peruano que se retiró a Pevas, en el corazón de la Amazonía, para vivir y pintar aquí. Recibe a los turistas directamente y nos enseña su pequeña galería, para luego dejarnos con su mujer, con quien conversamos un rato.

Durante nuestros días en Pevas exploramos este pueblo de 5000 habitantes que no tiene electricidad más que de 6 a 11 de la noche y de 6 a 8 de la mañana (los días de diario). Todas las mañanas, a las 6 en punto, se puede escuchar la radio local en los altavoces municipales, difundiendo música, los cumpleaños del día, noticias y publicidad local (“¡Vengan al hostal Los Amigos, disfruten como en las grandes ciudades de la comodidad de un cuarto de baño privado! ¡Único en Pevas!”) y así durante como media hora o tres cuartos.

Anochecer amazónico / Coucher de soleil amazonien

Tobogán en el puerto / Tobogan au port

Por fin, cuatro días después del inicio de mis males, me encuentro con fuerzas suficientes para coger la lancha hacia Leticia, desde donde cogeremos un avión para llegar a Bogotá. Y supimos que estábamos en aguas colombianas cuando, en el peque-peque que nos llevaba del lado peruano del Amazonas al colombiano, nos dijeron que teníamos que ponernos un chaleco salvavidas…

Ya en Bogotá fui al médico para hacer una revisión que confirmara que todo iba bien. En el análisis de sangre que me hicieron entonces, una semana después de haber caído enfermo, deberían haber quedado algunos parásitos visibles, pero me dijeron que no habían visto nada, ¡llegando a dudar incluso de que lo que tuve fuera malaria!… Quizá los médicos de Pevas hicieron un mal diagnóstico (pero como dijo el de Bogotá, con la malaria es mejor ser prudente) pero en cualquier caso, mis 40ºde fiebre eran bien reales…

¡Y no os preocupéis por mí! A día de hoy estoy perfectamente curado.

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7 comentarios leave one →
  1. denis permalink
    agosto 17, 2012 10:38 am

    après la main, tu cumules quand même. mais c’est ca de mener la vie des grands reporters

  2. michel permalink
    agosto 17, 2012 4:23 pm

    salut a tous les deux. Chris fait gaf avec les moustiques!! vraiment sympas votre aventure. tu nous donne envie. nous on est a 7 jours du marriage. le stress!!! hehehe. Apres on va au kenia et en tanzani pour une aventure dans la jungle. par contre nous on va prendre des cacher pour eviter la malaria … pas envie d avoir une fievre de.40… sinon bon courrage pour la suite. vous nous manquez. bisou. Michel

    • agosto 19, 2012 2:10 am

      Et pourtant on faisait gaffe en général (manches longues, anti-moustique et malarone (mais peut-être un peu tard)), mais parfois on oublie!
      Bon courage pour les derniers jours, on pense à vous! AMusez vous bien en Afrique! (on pensait y aller, mais finalement, on va peut-être laisser ça pour plus tard!)

  3. JuanD permalink
    agosto 17, 2012 6:52 pm

    Ya veo que la inmersión cultural os la estáis tomando muy en serio… me alegro de que todo esté yendo bien, te hayas recuperado y estés listo para seguir alimentando el blog :-). Un abrazo fuerte!

    • agosto 19, 2012 2:11 am

      ya te digo, una buena inmersión!! intentaremos sewguir con un buen ritmo para el blog y no coger retraso! un abrazo

  4. Victor Tarifa permalink
    agosto 19, 2012 10:20 am

    No se puede ir uno 10 días de vacaciones!! Me he tenido que poner las pilas para ponerme al día jejeje. Ana, muchas felicidades! (atrasadas). Me alegro de que estéis bien y recuperados. Entiendo que el que se puso malo fue Chris no? Porque no me ha quedado del todo claro! Un beso a los dos!

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