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Del Altiplano a los valles: Potosí y Sucre / De l’Altiplano aux vallées: Potosi et Sucre

julio 28, 2012

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Aún con el frío de Uyuni y el Sur Lípez en los huesos tomamos un bus hasta Potosí, la ciudad donde se consumó uno de los peores crímenes del hombre contra el hombre: en las entrañas del famoso Cerro Rico murió un sinnúmero de indios y de esclavos traídos de África. Se dice que con la plata que salió del Cerro se podría construir un puente hasta la Plaza Mayor de Madrid, pero también con los cuerpos de quienes murieron en su extracción.

Aunque su parte más alta está a 4000 metros de altitud, Potosí fue una de las ciudades más pobladas en la América colonial, pues aquí no sólo residían los indios que trabajaban en las minas, sino también muchos españoles que, al calor del Cerro, buscaban enriquecerse de forma rápida y segura. Eso sí, la ciudad estaba dividida en dos, para que la población no se mezclara. Y tanta gente tiene como resultado que esta sea una ciudad riquísima en monasterios e iglesias (unas para los nativos, otras para los españoles), aunque el mucho tráfico, las calles estrechas y el desorden general que reina no permitan apreciar Potosí como una ciudad monumental.

Curiosamente, de la tragedia se ha hecho hoy espectáculo, y los visitantes actuales de Potosí pueden dar un paseo guiado por las minas. Nosotros lo hicimos con la agencia Big Deal Tours, formada por exmineros, y no podemos decir que fuera un paseo placentero: calor, humedad, agobio… que los mineros, muchos menores de 18 años (edad teórica para empezar a trabajar en la mina), soportan durante jornadas infinitas (trabajan por cuenta propia), y siempre con el riesgo de que el monte, que está ya como un colador, se les caiga encima. ¡Para que luego nos quejemos del trabajo!

Tras Potosí nos esperaba Sucre, capital de Bolivia (que sí, que sí, que no es La Paz), ya en el valle. Fue un alivio dejar la sequedad y el frío del Altiplano para pasar a un clima más templado, pero aparte de eso, Sucre es una ciudad que enamora por sí misma: por sus calles encaladas, por la paz que se respira tras el ajetreo de Potosí y La Paz, y por su mercado, el más ordenado y limpio de los que hemos visto (los zumos allí son impresionantes). Al contrario que en Potosí, donde uno se tropieza con edificios monumentales de la forma más inesperada, en Sucre es el ambiente lo que enamora. Y uno se contagia rápidamente de esa paz que atrapa rápido al paseante. Nos hubiéramos quedado a vivir.

Por casualidad, llegamos a Sucre el día del aniversario del primer grito libertario de América Latina, que se dio precisamente aquí. Así que pudimos aprovechar un poco las fiestas: ver los desfiles, asistir a un espectáculo de danzas tradicionales y a un concierto del grupo María Juana, pero la parte negativa fue que casi todos los lugares que había que visitar estaban cerrados. Así que pasamos nuestros días aquí en la calle, que tampoco estuvo mal.

Fotos

De l’Altiplano aux vallées: Potosí et Sucre

On ne s’était pas encore remis du froid d’Uyuni et du Sud Lípez, on était déjà dans un bus pour Potosí, ville qui a été la scène d’un des plus terribles crimes de l’homme contre l’homme : dans les entrailles du Cerro Rico est mort un nombre impossible à déterminer d’indiens et d’esclaves ramenés d’Afrique. On dit qu’avec l’argent qui est sortie du Cerro on pourrait construire un pont jusqu’à la Plaza Mayor de Madrid…  pont qui pourrait être construit également avec les corps de ceux qui sont morts pendant les extractions…

Malgré ses 4000 mètres d’altitude (dans la partie la plus élevée de la ville), Potosí a eu une des populations les plus importantes de l’Amérique coloniale : ici habitaient non seulement les Indiens qui travaillaient dans les mines, mais également des Espagnols qui, attirés par le Cerro, cherchaient à s’enrichir rapidement et surement. La ville était à l’époque divisée en deux : il ne fallait surtout pas que les uns et les autres se mélangent. Et l’une des conséquences de cette population est la richesse de Potosí en monastères et églises (certains pour les natifs, d’autres pour les Espagnols)… Dont la beauté est souvent cachée par le trafic impossible, l’étroitesse des rues et le désordre général.

La tragédie des mines est devenue un spectacle par l’intervention des agences touristiques, et les visiteurs de Potosí peuvent, aujourd’hui, faire un tour guidé dans leurs galeries. Nous, on l’a fait avec l’agence Big Deal Tours, composé par des ex-mineurs, et on ne peut pas dire que c’était une petite ballade plaisante : chaleur, humidité, angoisse… c’est ce que les mineurs, qui ont souvent moins de 18 ans (même si c’est l’âge minimum pour travailler dans les mines), supportent dans leurs longues journées de travail (ils travaillent pour leur compte, donc souvent sans horaires). Et si cela n’était pas suffisant, on ajoute un petit truc : le Cerro, qui est déjà troué de partout, risque de tomber sur eux… Et nous, on se plaint de nos petits soucis de boulot !

Après Potosí nous attendait Sucre, capitale de la Bolivie (et oui, ce n’est pas La Paz, on vous jure), déjà dans la vallée. C’est avec plaisir qu’on a quitté le froid et la sècheresse de l’Alitiplano pour retrouver un climat tempéré, mais même sans ce petit détail climatique, on trouve que Sucre est une ville dont on peut facilement tomber amoureux : de ses rues blanches, de la paix qu’on respire ici après le grand bazar de Potosí et de La Paz, de son marché, qui est le plus organisé et propre de tous ceux qu’on a vus (les jus de fruits, ici, sont tout simplement incroyables). Si à Potosí on tombait de manière inattendue sur des monuments historiques, à Sucre, ce qui compte, c’est l’ambiance. On s’est vite laissé envahir par cette paix qui attrape le promeneur. On aurait pu rester vivre ici.

Et puis, on a eu la chance d’arriver à Sucre le jour de l’anniversaire du premier cri libertaire de l’Amérique latine, qui a eu lieu ici. On a donc pu profiter de l’ambiance festive : on a regardé les défilés, assisté à un spectacle de danses traditionnelles et à un concert du groupe María Juana. Par contre, justement à cause des festivités, la plupart des lieux à visiter absolument étaient fermés au public. On a donc passé nos jours ici à se promener dans les rues et franchement, c’était pas plus mal !

Fotos / Photos

Potosí

Sucre

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7 comentarios leave one →
  1. Steph permalink
    julio 28, 2012 3:25 pm

    Coucou les jeunes!
    Ca donne bien envie tout ca… la Bolivie est vraiment une destination qui fait réver!!:)

    Et Joyeux anniversaire Ana! (dsl pour le retard;( ) J espere que vous n avez pas manger un de ces gateau plein de creme perimee?? (j ai encore des haut-le-coeur en pensant aux gateaux d anniversaire equatorien,, hehe)

    Gros bisous

    • julio 29, 2012 4:41 pm

      Merci, Steph… En fait on était dans la jungle et on a pris un gâteau “hawaian”. Hawaian parce qu’il y avait de l’ananas dedans, parce qu’en Amazonie, il doit pas en avoir!!

      Plein de bisous!!!

  2. Victor Tarifa permalink
    julio 28, 2012 6:08 pm

    Ana, estás monísima de minera jajajajaj

  3. julio 28, 2012 6:25 pm

    Añado al comentario anterior de Víctor: “tan mona como un potosí” juas juas!

  4. julio 28, 2012 6:26 pm

    Soy Irene tu prima

Trackbacks

  1. Vidéo dans les mines de Potosi / Video en las minas de Potosi « From Madrid to Madrid

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