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Un trocito de la India en bici, y tres. El artículo / Un petit bout de l’Inde à vélo, et trois. L’article

marzo 25, 2013

Par ici, le texte en français

UN TROCITO DE LA INDIA EN BICI, Y TRES. EL ARTÍCULO

Aquí está la tan esperada traducción del artículo que publicaron sobre nosotros en telugu (lengua del estado de Andhra Pradesh). Muchas gracias a los traductores de la Fundación Vicente Ferrer y a su profesora, Mireia, por este favorazo…

Un aviso para los lectores: como dijimos en el último post, se trata de un ejercicio de periodismo-ficción. Cualquier parecido con la realidad es mera coincidencia.

El artículo / L'article

El artículo / L’article

DE ODISA A DWARAK TIRUMALA

Pie de foto : Los españoles han ido a la montaña del Dios desde Orissa en bicicleta.

Cuadro :

  • Conocer la cultura y el medio ambiente.

  • El viaje de dos españoles en bici.

Los españoles fueron en bici desde Orissa hasta Dwaraka Tirumala. El motivo del viaje es conocer la cultura, las tradiciones y costumbres de la India. El viernes Chris y Ana llegaron al templo en bici. Visitaron e hicieron rituales a Chrisna Venkanna, Padmavati y Andal. Se pusieron muy contentos al ver la escultura y el ambiente agradable. Preguntaron sobre el Dios al sacerdote.

Dicen que el templo es muy bonito y los indios sienten mucha devoción por los dioses.

La última semana de diciembre llegaron a Orissa desde España. Visitaron muchos lugares turísticos. Después vinieron en las bicis desde Orissa hasta aquí. Llevan las tiendas y otros utensilios con ellos, y si en el camino no encuentran nada para comer, cocinan ellos mismos. Por las noches duermen en las tiendas.

Después de esta visita irán en las bicis hasta Orissa. Hasta el mediodía estuvieron en el templo y luego empezaron el viaje en bici hacia Orissa.

UN PETIT BOUT DE L’INDE À VÉLO, ET TROIS. L’ARTICLE

 Voici la traduction tant attendue de l’article qui a été écrit sur nous en telugu (langue de l’état de l’Andhra Pradesh). Un grand merci aux traducteurs de la Fundación Vicente Ferrer et à son professeur, Mireia, pour ce grand service…

 Avis aux lecteurs: comme nous l’avions dit dans le dernier post, il s’agit d’un exemple de journalisme-fiction. Toute ressemblance avec la réalité est une fortuite.

El artículo / L'article

El artículo / L’article

DE ODISA A DWARAK TIRUMALA

Légende la photo : Les espagnols sont allés à la montagne du dieu depuis Orissa en vélo.

Encadré :

  • Découvrir la culture et l’environnement

  • Le voyagede deux espagnols en vélo

Les espagnols sont allés en vélo d’Orissa à Dwaraka Tirumala. L’objectif du voyage est de découvrir la culture, les traditions et habitudes de l’Inde. Le vendredi, Chris et Ana sont arrivés au temple en vélo. Ils ont visité et ont fait les rituels à Chrisna Venkanna, Padmavati et Andal. Ils étaient très contents de voir la sculpture et l’agŕeable ambiance. Ils ont posé des questions sur le dieu au prêtre. Ils disent que le temple est très beau et que les indiens ressentent beaucoup de dévotion pour les dieux.

La dernière semaine de décembre, ils sont arrivés à Orissa depuis l’Espagne. Ils ont visité beaucoup de lieux touristiques. Ensuite, ils sont venus depuis Orissa jusqu’ici. Ils transportent une tente et d’autres ustensiles avec eux, et s’ils ne trouvent rien en chemin pour manger, ils font la cuisine eux-mêmes. La nuit, ils dorment dans leur tente. Après cette visite, ils iront en vélo jusqu’à Orissa. Jusqu’à midi, ils étaient au temple et après ils ont repris le voyage en vélo jusqu’à Orissa.

Un petit bout d’Inde à vélo (2) / Un trocito de la India en bici (2) – Andhra Pradesh

marzo 14, 2013

Aquí tienes el texto en español

(27 février – 5 mars)

Depuis Rajahmundry, nous traversons le Godivara, une des sept rivieres sacrées sur le pont mixte voiture train le plus long d’asie (les indiens sont très friands des superlatifs!). On est maintenant dans l’Andrha Pradesh, un état qui ne va pas vous renverser par ses attractions si on cite le Lonely Planet !…. C’est un peu ce qu’on cherche : un endroit sans trop de touristes, et on va être servi…

Colada bajo el puente / Lessive sous le pont

Colada bajo el puente / Lessive sous le pont

Ça nous était déjà arrivé en Orissa : les indiens à vélo qui font un bout de chemin avec nous, s’intéressant à nous (d’où on vient, où on va, combien de temps en Inde, pourquoi….) puis demandant de poser pour une photo, les mêmes à moto, ou encore celui en voiture qui fit une queue de poisson à Ana pour nous demander de lui signer un autographe ; en Andhra Pradesh (AP pour les intimes), c’est notre pain quotidien avec en plus les gens qui nous regardent passer avec un air ahuri que nous n’arriverons pas à immortaliser en pixels (c’est bien dommage), « mais ils sont fous ces blancs » doivent-ils penser. C’est un peu la perception générale : mais que font des blancs à vélos, moyen de transport du pauvre, à se ballader dans une région où il n’y a pas grand chose à voir !…. C’est tellement inédit qu’on sortira dans les journaux : alors qu’on était en chemin vers Dwarak Tirumala, un des temples principaux du coin, deux indiens à moto s’arrêtent pour nous poser des questions et prendre une photo (scénario habituel, à part pour la prise de note dans un cahier). Le lendemain, après le petit déj, des gens nous appellent dans la rue de la ville où nous nous étions arrêtés, et nous montrent le supplément du journal avec notre photo dedans et un article en Telugu (la langue de l’AP), dont le contenu est un produit de journalisme-fiction (entre inventé et interprêté), comme on se rendra compte en obtenant une traduction !

El fotógrafo fotografiado / Le photographe photographié

El fotógrafo fotografiado / Le photographe photographié

Cette petit article nous a rendu célèbres ; en traversant le lac de Kelloru, un des attraits du coin, une voiture de police s’arrête sur l’étroite route, créant un petit bouchon : non, ils ne vont pas nous mettre une amende pour rouler sans casque, mais ils nous ont vu dans le journal et vont nous demander de poser pour une photo avec eux ! Bientôt, on se dit (en rigolant) que tout le monde nous regarde pour notre apparition dans la presse locale !

Ah, la célébrité / Ah, la fama

Ah, la célébrité / Ah, la fama

Déjà fatigués de notre célébrité, nous décidons de nous éloigner de la route principale et de nous aventurer sur les petites routes qui traversent une zone de pisciculture, où se juxtaposent des étangs entourés de cocotiers, et parsemés de quelques villages. Dans un d’eux, Putlacheruvu, nous nous faisons sauter dessus par les enfants qui sortent de l’école, et veulent pratiquer leur anglais ; nous nous y prêtons volontiers, en discutant avec eux et le professeur à qui on demande planter la tente dans la cour, ce qui ne pose pas de problème et fait la joie des enfants qui veulent déjà organiser match de volley et cricket pour le lendemain qui se trouve être un dimanche.

Encore une fois, notre arrêt dans un village fait sensation, les gens voulant tout savoir sur nous. Ils assistent ébahis au montage de tente (qui a le droit à sa petite ovation), et les enfants vont même jusqu’à nous regarder prendre notre douche sous le robinet du resevoir d’eau (les garçons pour Chris, les filles pour Ana).

Un blanc! / ¡Un blanco!

Un blanc! / ¡Un blanco!

De nouveau, nous sommes invités à dîner (en plus, deux femmes différentes nous donnent à manger) ; c’est la générosité et l’hospitalité indienne et qui nous sont encore démontrés. Et rebelote au petit-déj, et tout ça avec le plus grand sourire et le plus grand accueil.

Invitados de nuevo / Invités à nouveau

Invitados de nuevo / Invités à nouveau

Ensuite, il est temps d’aller jouer avec les enfants comme prévu la veille. La partie de volley doit être annulée car le ballon du village est abimé. La tentative de recoudre le ballon échoue (Chris hallucine devant ça, il n’avait jamais pensé à essayer de réparer lui-même un ballon dont les coutures avaient cassé…), et on passe donc au criket, en faisant beaucoup rire les enfants en essayant de manier la batte ou en lançant la balle (en manquant de peu ceux qui étaient trop près du batteur – pas de risque pour les carreaux, il n’y en a pas), mais ils sont quand même bon public et l’encouragent ! Pendant ce temps, Ana organise un jeu de foulard avec les plus petits et les filles.

Numéro... Deux!!! / ¡Eeeeeel dooooos!

Numéro… Deux!!! / ¡Eeeeeel dooooos!

Les jeux terminés, et après un tour du village, on reprend la route pour ne pas abuser de la gentillesse des gens du village qu’il est difficile de refuser (on se fait quand même offrir en partant une bouteille d’eau, une de Sprite et des fruits!). On va passer la nuit suivante à Gudiwada, une petite ville avant notre dernière étape vers Viajayawada. Nous y faisons quelques visites de ruines bouddhistes et un grand temple, où on on mange gratos sous les auspices de la déesse Anapurna, avant de prendre le train vers Anantapur, notre dernier arrêt avant Delhi.

Templo escondido / Temple caché

Templo escondido / Temple caché

Cette nuit de train, nous nous rendons compte que l’aventure est terminée… A partir de maintenant, chacun de nos pas est organisé (trains, avions) et nous mène, jour après jour vers notre retour en Europe.

Plus de photos!

UN TROCITO DE LA INDIA EN BICI, 2. ANDHRA PRADESH

(27 de febrero – 5 de marzo)

Andhra Pradesh es, si creemos al Lonely Planet, un lugar que nos reserva pocas atracciones… Queremos pasearnos por una zona sin turistas, y aquí nuestros deseos van a verse más que colmados. Ya nos había pasado en Orissa : indios en bici que hacen una parte del camino con nosotros, haciéndonos preguntas (de dónde venimos, a dónde vamos, cuánto tiempo vamos a estar en la India, por qué…), pidiéndonos que posemos para una foto ; misma historia con gente en moto e incluso una vez con un coche que, con gran riesgo para Ana, que no se esperaba ese frenazo justo delante de su rueda, nos pide… ¡un autógrafo ! En Andhra Pradesh este tipo de escena es el pan nuestro de cada día, condimentado con la mirada estupefacta de la gente -no conseguiremos inmortalizarla en píxels, qué pena- : « Están locos, estos blancos » deben de pensar : qué haran estos blancos en bici, el medio de transporte de los pobres, paseando por una región en la que no hay nada que ver…

Colada bajo el puente / Lessive sous le pont

Colada bajo el puente / Lessive sous le pont

Es inédito hasta el punto de que ¡salimos en el periódico ! – De camino a Dwarak Tirumala, uno de los templos más importantes de la zona, dos indios en moto se paran para hacernos preguntas y una foto (escena habitual, aunque estos tenían un bloc) ; al día siguiente, volviendo al hotel tras el desayuno, un grupo de gente nos llama y nos enseña el suplemento de un periódico con nuestra foto y un artículo en telugu (la lengua de AP) que es un producto de periodismo-ficción (entre inventado e interpretado), según supimos cuando conseguimos una traducción.

El fotógrafo fotografiado / Le photographe photographié

El fotógrafo fotografiado / Le photographe photographié

El artículo nos hizo famosos : cerca del lago Kelloru, uno de los atractivos turísticos de la región, un coche de policía nos para en la carretera, formando un pequeño atasco : no, no nos van a multar por circular sin casco ; es que nos han visto en el periódico y quieren que nos hagamos una foto con ellos. Al final nos acabamos diciendo que la gente nos mira porque somos los del periódico…

Ah, la célébrité / Ah, la fama

Ah, la célébrité / Ah, la fama

La celebridad nos cansa rápido, así que nos alejamos de la carretera principal y nos aventuramos en las secundarias, en una zona de piscicultura que es una sucesión de estanques rodeados de cocoteros, con algunos pueblecitos dispersos. En uno de ellos, Putlacheruvu, un grupo de niños que sale del colegio nos asalta para practicar su inglés ; nosotros nos dejamos, encantados, y acabamos acampando en el patio del colegio para alegría general : al día siguiente es domingo y los niños cuentan con nosotros para sus partidos de voleybol y de cricket.

Un blanc! / ¡Un blanco!

Un blanc! / ¡Un blanco!

Como la última vez, hacemos sensación en el pueblo y la gente quiere saberlo todo sobre nosotros. Los congregados en el patio del colegio asisten boquiabiertos al montaje de la tienda (que incluso recibe una pequeña ovación) y los niños no dejan de mirarnos, ni siquiera cuando nos duchamos bajo el grifo de la gran cisterna del colegio (los niños miran a Chris, las niñas a Ana). Otra vez somos objeto de la generosidad y la hospitalidad india : nos invitan a cenar (dos mujeres diferentes nos dan de comer) ; y más de lo mismo a la hora del desayuno, siempre con una gran sonrisa.

Invitados de nuevo / Invités à nouveau

Invitados de nuevo / Invités à nouveau

El domingo vamos a jugar con los niños, como habíamos acordado. El partido de voleybol se anula porque el balón del pueblo está roto y el intento de coserlo fracasa (Chris alucina al verlo : nunca se le habría ocurrido reparar con sus propias manos un balón con las costuras rotas). Los chicos se pasan al criket, muriéndose de risa al ver a Chris manejar el bate o lanzar la pelota (la gente que estaba cerca del bateador se salva por poco – por los cristales no hay que preocuparse, que no hay) ; aun así son un público agradecido y le animan… Mientras tanto, las chicas y los niños más pequeños juegan al pañuelo con Ana.

Numéro... Deux!!! / ¡Eeeeeel dooooos!

Numéro… Deux!!! / ¡Eeeeeel dooooos!

Tras los juegos y una vuelta al pueblo volvemos a la carretera para no abusar de la amabilidad de la gente (aun así, cuando nos marchamos, nos regalan una botella de agua y otra de Sprite, y un paquete de uvas). La noche siguiente la pasamos en Gudiwada, penúltima parada de nuestra vuelta en bici. Ya en Vijayawada dedicamos un día a visitar unas ruinas budistas y un gran templo donde comemos gratis bajo los auspicios de la diosa Anapurna y tomamos el tren para Anantapur, nuestra última parada antes de Delhi.

Templo escondido / Temple caché

Templo escondido / Temple caché

Esa noche de tren nos damos cuenta de que la aventura se ha terminado… A partir de ahora cada uno de nuestros pasos está organizado (trenes, aviones) y nos lleva, día tras día, de regreso a Europa.

Más fotos.

Un petit bout d’Inde à vélo / Un trocito de la India en bici

marzo 13, 2013

Si tras todo un año de blog bilingüe aún no entiendes el francés, pulsa aquí para leer esto en español.

(18 – 26 février)

Nous partons de Kolkata vers Puri, pour nous reposer quelques jours au bord de la mer et préparer notre prochaine aventure: faire du vélo en Inde! Il se trouve que le repos a été non seulement necessaire mais impératif pour Ana, qui, comme souvenir non voulu de Kolkata, trainait une grosse infection à la gorge (et quelques poux).

¿A descansar a la playa, dices? / A la plage pour... se reposer?

¿A descansar a la playa, dices? / A la plage pour… se reposer?

Sanu et Nanu, les jumeaux (style Dupont et Dupond), hommes à tout faire la guest house où nous sommes confortablement installés, nous aident à dégoter deux tas de féraille qui vont nous servir de vélo, suite à notre refus d’en acheter des neufs: on s’en sort à 850 roupies (soit 12€) par vélo, au lieu des 3500 neufs, bien que la somme des réparations ( en Inde, il y a plus de postes de réparation de vélos que de bar de tapas en Espagne, et on s’arrêtera pratiquement à chacun d’entre eux) dont on aura besoin au court du périple en fera doubler l’investissement! Mais on est content de notre aquisition qui donne du piment à l’aventure, et, après un petit lifting (une chambre à air, patins de frein, panier, porte-bagages, sonnettes), et un changement de pneu de dernière minute, nous voilà de nouveau sur la route à sentir la liberté à chaque coup de pédale. Nous avons mis cap vers le sud pour découvrir l’état d’Orissa (au sud Kolkata) en longeant la côte ; nous commençons par les alentours de la lagune Chilika (apparemment la plus grande d’Asie), dans un paysage de champs innondés où se baignent les buffles et passent de nombreux oiseaux migrateurs. Lors de notre premier arrêt, avant de prendre un ferry pour traverser la lagune, nous sommes hébergés dans une école, à dormir dans une salle de classe, et invités à dîner par la directrice après une petite viste de l’école dont l’équipement, un peu limité, qu’elle nous montre avec fierté. Encore un dîner indien où nos hotes nous regardent manger, nous reservant copieusement ; eux dineront après !

Sanu & Nanu

Sanu & Nanu

Le deuxième soir, quand le soleil se couche nous sommes loin de la prochaine guest house, et nous demandons dans un village, la possibilité de planter notre tente pour la nuit : tous les gens de la rue nous suivent et nous regardent mais personne ne nous comprend ! Heureusement, un jeune étudiant qui parlait anglais nous dit que nous pouvons nous installer dans une petite maison qui sert de lieu de rassemblement. Nous y montons la tente pour y avoir un peu d’intimité (porte et fenêtre sont absentes, et le concept d’intimité a l’air inconnu pour les indiens) sous le regard curieux d’une bonne partie du village ; pendant ce temps, quelques habitants du village vont chercher un cable et une ampoule et nous apporter la lumière en se connectant au poteau électrique le plus proche !

Nous sommes la grosse attraction du village : on doit être les premiers blancs à s’arrêter ici, et les enfants et femmes se bousculent à la porte pour nous voir. Pour les amuser un peu, et pour les remercier de leur amabilité, on fait rentrer les enfants dans la tente (une bonne dizaine!), et Ana donne un petit cours de danse de la Macarena qui fait un carton auprès des filles !

Siempre apretujados / Toujours entassés

Siempre apretujados / Toujours entassés

Pour diner, comble de la gentillesse, une femme du village nous apporte un repas (riz, dal = lentilles, légumes, en quantites gargantuesques). Cet accueil de luxe nous laisse penser que pour le prochain tour du monde, nous devrons apprendre plus de trucs pour divertir les gens…

La cena / Le diner

La cena / Le diner

Le lendemain matin, après une dernière scéance photo avec les enfants et les femmes qui adorent se voir sur un écran, nous reprenons la route pour faire nos cinquante kilomètres journaliers avant de s’arrêter à Gopalpur-On-Sea, qui, comme le dit si bien son nom, se trouve au bord de la mer. On s’installe, une fois n’est pas coutume dans une guest house avant d’aller profiter une dernière fois de la plage (plus propre et moins bondée qu’à Puri, il faut le dire!).

Océano Índico / Océan Indien

Océano Índico / Océan Indien

Pour la prochaine étape, il est prévu de rentrer un peu plus dans les terres, mais après 10 kilomètres, la rupture de la chaine de Chris oblige à un arrêt forcé. On en profite pour changer la roue qui tirait vraiment la gueule (rouillée de partout, elle partait en miette), les rayons sont gardés ; et durant la pause prolongée, on décide de changer un peu les plans et de monter dans un train de nuit le soir même avec nos vélos pour descendre 500km plus au sud vers l’Andhra Pradesh (n’ayant pu obtenir la réservation que d’une seule couchette, on la fera à l’indienne, en la partageant en dormant tête-bêche!).

Wow. Et on a fait du vélo sur ça! / ¡Y hemos ido en bici con esto!

Wow. Et on a fait du vélo sur ça! / ¡Y hemos ido en bici con esto!

Les autres photos sont par ici

 

UN TROCITO DE LA INDIA EN BICI, 1. ORISSA

(del 18 al 26 de febrero)

Salimos de Kolkata hacia Puri, para descansar unos días en la playa y preparar nuestra próxima aventura : hacer bici por la India. Lo de descansar termina siendo no sólo necesario sino obligatorio para Ana, que como recuerdo indeseado de Kolkata arrastraba una fuerte infección en la garganta (y algunos piojillos).

¿A descansar a la playa, dices? / A la plage pour... se reposer?

¿A descansar a la playa, dices? / A la plage pour… se reposer?

Sanu y Nanu, gemelos (estilo los Hernández y Fernández de Tintin) y hombres para todo en la guest house donde nos instalamos, nos ayudan a encontrar dos yerrajos que harán las funciones de bicicletas, pues no queremos comprarlas nuevas : pagamos 850 rupias (12€) por bici, en vez de las 3500 que cuestan nuevas, aunque el coste de las reparaciones que iremos haciendo (en la India hay más puestos de reparación de bicis que bares de tapas en España, y paramos prácticamente en todos por los que pasamos) acabará doblando la inversión… Pero bueno, estamos contentos con nuestra adquisición y tras un pequeño lifting (una cámara, pastillas de frenos, cesta, portaequipajes, timbres) y un cambio de neumático de última hora, regresamos a la carretera y volvemos a sentir la libertad a cada pedalada.

Sanu & Nanu

Sanu & Nanu

Nos dirigimos hacia el sur, hacia el estado de Orissa (al sur de Kolkata) bordeando la costa ; empezamos por los alrededores de la laguna Chilika (que, según dicen, es la mayor de Asia), un paisaje de campos inundados que los búfalos usan de piscina y que sobrevuela un sinnúmero de pájaros migratorios. Nuestra primera noche, antes de coger un ferry para atravesar la laguna, nos hospedamos en una escuela, acampados en un aula y con invitación a cenar por parte de la directora (que también nos enseña con orgullo el exiguo equipamiento del centro) ; como la última vez, nuestros anfitriones nos miran comer y nos rellenan los platos sin cesar ; ellos comerán después…

La segunda noche, cuando se acuesta el sol estamos lejos del hostal más cercano, así que intentamos preguntar en un pueblecito si podemos acampar durante la noche : toda la gente nos mira y nos sigue por la calle, pero nadie nos entiende… Hasta que llega un chico que habla inglés y nos propone « okupar » una casita que sirve de lugar de encuentro para la gente del pueblo. Montamos la tienda (la puerta y la ventana están rotas, y los indios no están familiarizados con el concepto de intimidad) bajo la mirada curiosa de buena parte del pueblo ; mientras tanto, algunos hombres van a buscar un cable y una bombilla y nos conectan al cable más cercano…

Somos la atracción del pueblo (es normal, pues nunca antes había habido blancos por aquí), y tenemos permanentemente en nuestra puerta un grupo de mujeres y niños que observan cada uno de nuestros movimientos. Para entretenerlos un poco, y para agradecerles su amabilidad, invitamos a los niños a entrar en la tienda (se meten más de diez) y Ana da una pequeña clase de baile : la Macarena será la nueva canción del verano.

Siempre apretujados / Toujours entassés

Siempre apretujados / Toujours entassés

Para cenar, colmo de la amabilidad, una señora del pueblo nos trae la cena (arroz, lentejas y verduras, en cantidades pantagruélicas). Esta recepción de lujo nos deja pensando que para la próxima vuelta al mundo tendremos que aprender más cosas para entretener a la gente…

La cena / Le diner

La cena / Le diner

Al día siguiente, tras una pequeña sesión de fotos con los niños y las mujeres, que están encantados de verse en la pantalla, retomamos las bicis para hacer nuestros cincuenta kilómetros de cada día hasta Gopalpur-On-Sea, ciudad que, como su propio nombre indica, está en la costa. Nos instalamos por esta vez (y sin que sirva de precedente) en un hostal y aprovechamos nuestro último día de playa (que, todo hay que decirlo, aquí está más limpia y menos llena de gente que en Puri).

Océano Índico / Océan Indien

Océano Índico / Océan Indien

Para la siguiente etapa habíamos previsto ir entrando hacia el interior, pero tras diez kilómetros la cadena de la bici de Chris se rompe, obligándonos a una parada forzosa. Aprovechamos para cambiar la rueda, que estaba muy fea (tan oxidada que se desmigajaba), aunque conservando nuestros radios. Durante esta larga pausa decidimos cambiar de planes y subirnos a un tren (con las bicis) la misma noche para llegar, 500km más al sur, al estado de Andhra Pradesh (sólo tenemos un sitio en el tren, así que esa noche dormimos a la india, compartiendo la cama).

Wow. Et on a fait du vélo sur ça! / ¡Y hemos ido en bici con esto!

Wow. Et on a fait du vélo sur ça! / ¡Y hemos ido en bici con esto!

Las demás fotos están por aquí

Kolkata con las sisters / Kolkata avec les sisters

marzo 5, 2013

Clique ici pour lire le texte en français

(del 4 al 17 de febrero)

Tras nuestra primera inmersión en la vida de Kolkata, nos acercamos a la Casa Madre de las Misioneras de la Caridad (la congregación de la Madre Teresa de Calcuta) para hacer un par de semanas de voluntariado. No era mucho, pero teníamos ganas y aquí lo que hace falta son manos. Nos enviaron a una de las muchas casas que las “sisters” tienen en la ciudad, Prem Dam, donde se acoge a indigentes; en general se trata de personas mayores con alguna enfermedad, heridos o mutilados, pero no muy graves. Comenzamos así unos días de rutina: nos levantábamos a las seis y algo para estar en la Casa Madre a las siete, en el desayuno de los voluntarios; de ahí nos íbamos, caminando (como treinta minutos) hasta Prem Dan, donde las hermanas y las masis (ayudantes) ya habían comenzado la colada; una vez terminada, tocaba hacer las camas, limpiar el patio, ayudar a sacar a los enfermos (que estaban ya despiertos, duchados y desayunados) al patio y ocuparse de ellos: afeitado, corte de pelo, masajes, crema hidratante, despiojado, salón de belleza (a las mujeres les encanta tener las uñas pintadas), almuerzo a media mañana, comida (algunos necesitan ayuda para comer, aunque la mayoría son autónomos), lavado de platos y vuelta a las habitaciones para dormir la siesta. Aunque lo que más necesitaban (sobre todo las mujeres, que lo manifiestan más) es cariño: unas palabras en bengali (aunque sea sólo para preguntar qué tal), una canción (las mujeres se sabían la Macarena), una caricia, una sonrisa.

Saliendo para Pren Dam / Sortie pour Pren Dam

Saliendo para Pren Dam / Sortie pour Pren Dam

Los domingos tuvimos la suerte, además, de conocer otra de las casas, Nabo Jibon, cuyas puertas se abren una vez por semana para los niños del barrio, que vienen aquí a jugar, lavarse y comer. Es difícil organizar juegos con niños con los que no puede uno comunicarse, pero entre perseguirse y subírsenos encima, ellos se lo pasan bomba (aunque algunas niñas, más serias, prefieren ocuparse de sus hermanos pequeños). El momento de la ducha es el más divertido: entre que lo hacemos a manguerazo limpio y las reticencias de algún que otro “alérgico al agua”, acabábamos empapados. Y, por supuesto, muertos de la risa.

Visitando una asociación /  Visite d'une assoce

Visitando una asociación / Visite d’une assoce

Pero lo más impresionante de las casas de la Madre Teresa es la paz que en ellas se respira: cualquiera sonríe a la mínima ocasión (parece ser que era lo único que ella pedía a los voluntarios) y todo el mundo está dispuesto a echar una mano a los otros… Y es que los voluntarios son cosa aparte. Son muchos, de muchos países y con ganas de crear lazos, de modo que enseguida nos encontramos sumergidos en un ritmo de grupo (decíamos, medio en broma, que era como una Erasmus, y algo de eso hay), que agradecimos mucho tras tantos meses de viajar solos. Era muy curioso pasear por Sudder Street y encontrarse con gente conocida, o salir a cenar e ir a dos o tres sitios para encontrar a la gente y preguntarle qué planes tiene… En pocos días formamos una pequeña familia con la que disfrutamos muchísimo. ¡Gracias, chicos!

Une petite pause / Un descansito

Une petite pause / Un descansito

Contra lo que pueda parecer, el ritmo en Kolkata no fue nada tranquilo. Sí, trabajábamos sólo por las mañanas (bueno, Ana estuvo un par -o algo más- de tardes liada con una “sister” que estaba haciendo un Power Point, y dando clases de Word), pero los madrugones, el estrés de la ciudad, la falta de sueño (es difícil dormir cuando te despierta todo tipo de ruidos), el descansar sólo un día por semana (el jueves, que es día de sólo oración para las “sisters”) y la intensa vida social que llevábamos (además de a los voluntarios veíamos a Baljeet y a Vicky) terminaron agotándonos…

De cumple! / Anniv!

De cumple! / Anniv!

En fin, las dos semanas pasaron enseguida, y pronto nos vimos, con pena, despidiéndonos de internos, voluntarios y couchsurfers, y enfrentados de lleno a la cuenta atrás: salimos hacia Puri (al sur de West Bengal, en el estado de Orisa) para tomar aire, comprar bicis y pedalear hasta Bengalore… El día 13 de marzo cogemos el avión hacia París. Nos quedan tres semanas de viaje. Solo. Todavía.

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Y si quieres ver más fotos, es aquí.

KOLKATA AVEC LES SISTERS

(du 4 au 17 février)

Après cette première immersion dans la vie de Kolkata, nous nous rendons à la Maison Mère des Missionaires de la Charité (la congregation de Mère Teresa de Calcutta) pour faire deux semaines de bénévolat. Ce n’est pas énorme mais nous avions envie et ici il n’y a jamais trop de mains. Elles nous envoyèrent à une des nombreuses maisons que les “sisters” ont dans la ville, Prem Dan, où les indigents sont accueillis; en général, il s’agit de personnes agées atteints d’une maladie, blessées, ou mutilées, mais jamais très grave. Nous commençons ainsi une petite routine: nous nous levons à 6h et quelque pour arriver à la Maison Mère à 7h pour le petit déj des bénévoles; de là nous partons à pied (une petite demi-heure) jusqu’à Prem Dan, où les soeurs et les masis (les gens qui aident) ont commencé la lessive; une fois terminée, il faut faire les lit, laver la cour, aider à sortir les malades (qui étaient déjà réveillés, douchés et avaient pris le petit déj) dans la cour et s’occuper d’eux: rasage, coupe de cheveux, massages, crème hydradante, dépouillage, salon de beauté (les femmes adorent avoir les ongles vernis), thé et encas à la mi-matinée, déjeûner (certains ont besoin d’aide pour manger, bien que la majorité soit autonome), vaisselle et retour aux chambres pour la sièste. Au final ce dont ils avaient le plus besoin (surtour les femmes, qui le manifestent plus) c’est de l’attention: quelques mots en Bengali (même si c’est juste pour demander comment ça va), une chanson (les femmes connaissaient la Macarena), une caresse, un sourire.

Une petite pause / Un descansito

Une petite pause / Un descansito

Les dimanche nous avons, en plus, la chance de découvrir une autre maison, Nabo Jibon, dont les portes s’ouvrent une fois par semaine aux enfants du quartier pour qu’ils viennent y jouer, se laver et manger. C’est pas facile d’organiser des jeux avec des enfants avec lesquels on ne peut pas communiquer, mais entre se poursuivre et nous monter dessus, ils s’amusent comme des petits fous (quelques filles, plus sérieuses, préfèrent s’occuper de leurs petits frères). Le moment de la douche est le plus drôle : entre le lavage au tuyau d’arrosage et les réticences de certains « alergiques à l’eau », on termine trempés. Et bien sûr mort de rire.

Visitando una asociación /  Visite d'une assoce

Visitando una asociación / Visite d’une assoce

Mais le plus impressionant des maisons de la Mère Teresa, c’est la paix qui s’y respire : n’importe qui sourie à la moindre occasion (apparemment, c’est la seule chose qu’elle demandait aux bénécoles) et tout le monde est disponible pour aider les autres… Les bénévoles sont nombreux et de pays différents, avec envie de créer des liens, de manière que dès le début nous nous retrouvons dans un rythme de groupe (on disait, à moitié en riant que c’est comme un Erasmus, et il y a un peu de ça), ce que nous apprécions après tant de mois à voyager seuls. Ça faisait bizarre de marcher sur Sudder Street et se retrouver avec des gens qu’on connaît, ou sortir dîner et aller à un ou deux endroits pour retrouver les gens et demander quels sont leurs plans… En quelques jours nous une petite famille avec la quelle nous passons de très bons moments. Merci les amis !

Une petite pause / Un descansito

Une petite pause / Un descansito

Contrairement à ce que ça pourrait paraître le rythme à Kolkata n’a pas été du tout tranquille. Oui, nous ne travaillions que le matin (bon, Ana été deux – voir plus – après-midi occupée avec une « sister » qui faisait un Power Point, et a donné des classes de Word), mais les lever tôt, le stress de la ville, le manque de sommeil (c’est pas facile de dormir quand on se fait réveiller par tout type de bruit), un seul jour de repos par semaine (le jeudi, qui est le jour de prière des « sisters») et l’intense vie sociale que nous avions (en plus des bénévoles, nous voyons Baljeet et Vicky) ont fini par nous épuiser…

De cumple! / Anniv!

De cumple! / Anniv!

Au final, les deux semaines ont passé rapidement, et nous nous sommes vus, avec tristesse, en train de dire au revoir aux patients, aux volontaires, couchsurfers, et nous nous sommes retrouvés face au compte à rebours : nous partons à Puri (au sud du West Bengal, dans l’état de Orissa) pour prendre l’air, acheter des vélos et pédaler vers Bengalore… le 13 mars nous prenons l’avion vers Paris. Il nous reste trois semaines de voyage. Seulement trois semaines. Encore trois semaines.

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Kolkata, 1

marzo 2, 2013

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(del 30 de enero al 3 de febrero)

Antes de venir a la India, nos figurábamos Kolkata (Calcuta) como una especie mito: la condensación de todos los males del tercer mundo y, al mismo tiempo, el paradigma de la ayuda y la compasión. Pero aunque tiene algo de eso, Kolkata (al menos la Kolkata de hoy) no es sólo eso. Como antigua capital de la India Británica, la ciudad está formada, en gran parte, por una serie de edificios coloniales, hoy parcialmente en ruinas, que configuran un paisaje urbano muy diferente de la imagen de miseria que se nos ha quedado fijada en occidente: el Victoria Memorial, el parque de Maidan o el Planetario son restos de esa ciudad floreciente que los británicos abandonaron a su suerte cuando comenzaron las reivindicaciones de independencia en la región. En la zona turística, las calles aledañas a Sudder Street, la mendicidad funciona como una mafia, y mendigos profesionales de cualquier edad (desde niños hasta ancianos) compiten con los rikshaws tirados por personas y los vendedores de ropa y recuerdos en la caza y captura de las monedas de los extranjeros. En barrios un poco más alejados se agolpan los que han tenido menos suerte, pero también los que han tenido mucha, mucha más.

Victoria Memorial

Victoria Memorial

Kolkata es, sobre todo, una megápolis de 16 milliones de habitantes donde el ruido y la contaminación son exagerados y omnipresentes, hasta el punto de dejarnos afónicos (estando aquí supimos que la contaminación del aire es la quinta causa de muerte en la India, y no nos sorprendió), y donde caminar es como una gymkhana: gana el más ágil en sortear los montones de basura, gente sentada en la calle (sí, hay quien vive en la calle), perros y otros peatones sin que le atropelle un rikshaw (simple, a pedales o a motor), una moto o un coche. ¿Que qué gana, decís? Llegar a su destino, que no es poco. Y no, no conseguimos acostumbrarnos.

Cruza si puedes / Traverse si tu en est capable

Cruza si puedes / Traverse si tu en est capable

Tuvimos la suerte de conocer la ciudad de la mano de nuestros dos couchsurfers: Baljeet y Vicky, en cuyas casas estuvimos los cinco primeros días. Baljeet vive en Kolkata por trabajo y tiene a su familia en Punjab. Con él descubrimos un poco la cultura sikh, en el templo Gurudwara. Vicky vive, como la mayoría de los indios, en una casa con sus padres, sus abuelos, su hermana, su mujer y su hija. Todos fueron encantadores con nosotros y nos acogieron estupendamente; además, hay que decirlo, esa casa es el mejor restaurante de Kolkata. Con Vicky y sus amigos pudimos introducirnos en la vida de un indio de nuestra edad, sus aficiones, sus preocupaciones, y descubrimos el sentimiento latente de que es necesario que el país cambie. Los indios ya no tan jóvenes, los que están construyendo la India de hoy (esa India pujante a la que le cuesta extender las ventajas del desarrollo por toda la sociedad), están cansados de que las cosas funcionen mal…

Una copita con Vikcy y sus amigos / Un petit pot avec Vicky et ses potes.

Una copita con Vikcy y sus amigos / Un petit pot avec Vicky et ses potes.

Fête aux "sweets" avec Baljeet / Comiendo "sweets" con Baljeet

Fête aux “sweets” avec Baljeet / Comiendo “sweets” con Baljeet

Tras estos días explorando la ciudad con Baljeet y Vicky, nos instalaremos en Sudder Street, para descubrir otra de las muchas caras de Kolkata.

Como una india / Comme une indienne

Como una india / Comme une indienne

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KOLKATA, 1

(du 30 janvier au 3 février)

Avant de venir en Inde, nous nous imaginions Kolkata (Calcutta) comme un espèce de mythe : la concentration de tous les maux du tiers-monde et, en même temps, la culmination de l’aide et le compassion. Mais, bien qu’il y ait une partie de ça, Kolkata ne se résume pas à cela. En tant qu’ancienne capitale de l’Inde britannique, la ville est formée, en grande partie, par toute une série de bâtiments coloniaux, aujourd’hui partiellement en ruines, qui donnent lieu à un paysage urbain très différent de l’image de misère qu’on peut se faire en occident : le Victoria Memorial, le parc de Maidan, ou le Planetarium sont des restes de cette ville florescente que les britanniques laissèrent à leur sort quand les revendications d’indépendance commencèrent dans la région. Dans la zone touristique, les rues voisines à Sudder Street, l’aumône fonctionne comme une mafia, et les mendiants professionnels de n’importe quel age (des enfants aux plus vieux) font la concurrence aux rickshaw tirés par des hommes et aux vendeurs de vêtements et souvenir dans la chasse et capture des billets des étrangers. Dans des quartiers un peu plus éloignés sont regroupés ceux qui ont eu moins de chance, mais aussi ceux qui en ont eu beaucoup plus.

Victoria Memorial

Victoria Memorial

Kolkata, c’est surtout une mégapole de 16 millions d’ahbitants où le bruit, la pollution sont extrêmes et omniprésents, jusqu’au point de nous laisser aphones (en étant là, nous apprenons que la pollution de l’air est la 5e cause de mort en Inde, et ça ne nous a pas surpris), et où marcher dans la rue est un vrai parcours d’obstacle : gagne celui qui est le plus agile à éviter les tas d’ordures, les gens assis dans la rue (oui, il y a des gens qui vivent sur les trottoirs), les chiens et autres piétons sans se faire renverser par un rickshaw (à bras, à pédale, ou à moteur), une moto ou une voiture. Qu’est-ce qu’on y gagne, dites-vous ? Arriver à destination, ce n’est pas rien. Et non, on n’arrive pas à s’habituer.

Cruza si puedes / Traverse si tu en est capable

Cruza si puedes / Traverse si tu en est capable

Nous avons eu la chance de découvrir la ville à travers nos deux hôtes de couchsurfing : Baljeet et Vicky, chez qui nous sommes restés les cinq premiers jours. Baljeet vit à Kolkata pour le travail et a sa famille au Punjab ; avec lui nous avons découvert un petit peu la culture sikh au Gurudwara, le temple sikh. Vicky vit comme la majorité des indiens, dans une maison avec ses parents, ses grand-parents, sa soeur, sa femme et sa fille. Ils ont tous été adorables avec nous et nous accueillirent de manière épatante ; en plus, il faut le dire, cette maison est le meilleur restaurant de Calcutta. Avec Vicky et ses amis, nous avons pu être iniciés à la vie d’un indien de notre âge, ses hobbies, ses préoccupations, et nous découvrons le sentiment sous-jacent qu’il est nécessaire que le pays change. Les indiens plus si jeunes, ceux qui construisent l’Inde d’aujourd’hui (cette Inde croissante à qui il coûte étendre les avantages du développement à toute la société), sont fatigués de voir les choses ne pas fonctionner…

Una copita con Vikcy y sus amigos / Un petit pot avec Vicky et ses potes.

Una copita con Vikcy y sus amigos / Un petit pot avec Vicky et ses potes.

Fête aux "sweets" avec Baljeet / Comiendo "sweets" con Baljeet

Fête aux “sweets” avec Baljeet / Comiendo “sweets” con Baljeet

Après ces quelques jours à découvrir Kolkata à travers les familles locales, nous allons nous installer à Sudder Street, avant d’aller voir un autre visage de la ville à travers les missionnaires de la charité de mère Teresa.

Como una india / Comme une indienne

Como una india / Comme une indienne

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El oasis de Darjeeling / L’oasis de Darjeeling

febrero 27, 2013

Clique ici si tu ne comprends pas l’espagnol…

(18-29 de enero)

Como hemos decidido quedarnos en la India y no ir a Nepal, aunque le tenemos bastantes ganas, Darjeeling se presenta como el premio de consolación, un lugar desde el que poder admirar la cordillera del Himalaya y ponernos la miel en los labios para la próxima.

Darjeeling

Darjeeling

Lo que no sabíamos es que nuestro supuesto premio de consolación era en realidad un oasis de paz dentro del caos de este país. Darjeeling fue concebida por los ingleses como una ciudad donde refugiarse del riguroso calor del verano indio, y es completamente diferente de todo lo que hemos visto hasta ahora en la India: sus calles, sin vacas y apenas coches, no están perpetuamente desbordadas; nadie nos acosa para que compremos nada; los rasgos de la gente son distintos y hasta la comida es diferente: aquí nos enganchamos a los momos (una especie de buñuelos rellenos, cocinados al vapor) y al pan tibetano (exquisito y consistente como pocos).

Cafe con vistas / Cafe avec des views

Cafe con vistas / Cafe avec des views

Pasamos dos días paseándonos y admirando el increíble paisaje (desde la ciudad se ve el Kanchendjunga, 8598m, tercera montaña más alta del mundo y una semana para poder pronuciar el nombre como es debido), y el tercero salimos en dirección de Maney Bhanjyang, la entrada al parque nacional del Singalila, que se extiende sobre territorio indio y nepalí y que es el punto de partida de un trek de cinco días. En el jeep conocemos a Didier, Muriel y Salem, con los que compartiermos camino. Y una vez contratado el guía, comienza el ascenso: dejamos atrás un par de monasterios tibetanos y nos aventuramos en una niebla que se va espesando a medida que la vegetación ralea.

Caminante, no hay camino.

Caminante, no hay camino.

La primera noche dormimos a 2895m, en Tumling, donde descubrimos la utilidad de las bolsas de agua caliente y desde donde (al día siguiente) divisamos por primera vez el Everest, iluminado por los colores del amanecer. Tenemos mucha suerte: nos amanece siempre despejado, aunque luego una espesa niebla va subiendo y nos acaba tapando las montañas, el camino y hasta a nosotros mismos. La segunda noche dormimos en Sandakphu (3636m), pueblo famoso porque ofrece las mejores vistas del Himalaya sin necesidad de caminar (tiene acceso por carretera, aunque, bueno, cuando se ve la carretera uno prefiere ir andando), lo que hace de él un lugar de ruido en la calma de la montaña… Hemos empezado a ver un poco de nieve (que cayó hace unos días), pero el buen tiempo nos sigue sonriendo, y el espectáculo del amanecer desde aquí es impagable.

A veces merece la pena madrugar... / Parfois, se lever tot vaut le coup

A veces merece la pena madrugar… / Parfois, se lever tot vaut le coup

El tercer día es el más impresionante: lo pasamos caminando sobre una cresta, sin dejar de ver las montañas (hasta que nos las tapa la niebla, claro): Annapurnas, Everest, Tres Hermanas, Kanchendjunga y cordillera de Buthán. Hace frío, no estamos seguros de si estará abierto el albergue al que queremos ir (si está cerrado, nos esperan 2 horas más de caminata) y no hay restaurante en el camino (los otros días sí tuvimos), pero el esfuerzo merece la pena… Al final podemos dormir en el albergue de Phalut (3600m), como estaba programado. A la mañana siguiente nuestra botella de agua (que estaba en la habitación) amanece medio congelada… En Phalut decimos adiós a las montañas y emprendemos el descenso, dejando atrás la nieve y el frío y cada vez rodeados por más árboles; desde el valle del río Siri tenemos unas bonitas vistas de las montañas que nos rodean. Dos días después, cuando llegamos a Darjeeling, nos damos el capricho de tomar pasteles en el Glenary’s, una famosa pastelería que nos ofrece, además, unas bonitas vistas de la puesta de sol.

Meme les chiens s'extasient devant ce paysage / Hasta los perros se quedan mudos con el paisaje

Meme les chiens s’extasient devant ce paysage / Hasta los perros se quedan mudos con el paisaje

Aún tardaremos un par de días más en organizar nuestra próxima etapa. Aprovechamos, pues, para descubrir con Salem algunos lugares de Darjeeling que antes no habíamos visitado: el zoológico, el Instituto de Montaña del Himalaya (que tiene una exposición muy interesante sobre las ascensiones al Everest – Tenzing Norgay, héroe de la primera, vivió en Darjeeling hasta su muerte) y el Centro de Autoayuda de los Refugiados Tibetanos, en el que un grupo creciente de familias tibetanas vive, educa a sus hijos y genera empleo para la comunidad. Como no podía ser menos, antes de marcharnos visitamos también una plantación de té, aunque ahora mismo no hay ninguna actividad (ni siembra, ni recogida, ni procesado).

Priere a la tibetaine / Rezos a la tibetana

Priere a la tibetaine / Rezos a la tibetana

La noche del 29 de enero cogemos el Darjeeling mail con dirección a Calcuta. Es la primera vez que salimos sin retraso.

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L’OASIS DE DARJEELING

(18-29 janvier)

Comme nous avons décidé rester en Inde et en pas aller au Népal, bien que nous en ayons très envie, Darjeeling est le lot de consolation, un lieu d’où on peut admirer la chaîne de l’Himalaya, mise en bouche pour la prochaine fois.

Darjeeling

Darjeeling

Ce que nous ne savions pas, c’est que notre lot de consolation est en réalité une oasis de paix dans le chaos de ce pays. Darjeeling, conçue par les anglais comme une ville où se réfugier de la chaleur rigoureuse de l’été indien, est complètement différent de tout ce que l’on avait vu jusqu’à présent en Inde : ses rues, sans vaches et presque sans voitures, ne sont pas perpétuellement débordées ; personne ne nous harcèle pour acheter quoique ce soit ; les traits des gens sont différents et même la nourriture est différente : ici nous devenons accros aux momos (espèce de beignet fourré, cuit à la vapeur) et au pain tibétain (délicieux et consistent comme il y en a peu).

Cafe con vistas / Cafe avec des views

Cafe con vistas / Cafe avec des views

On passe deux jours à nous ballader et admirer l’incroyable paysage, dominé par le Kanchendjunga (8598m, troisième sommet du monde – une semaine pour savoir prononcer son nom correctement), et le troisième on part en direction de Maney Bhanjyang, le point d’accès au parc national du Singalila qui s’étend sur le territoire indien et népalais, d’où nous allons commencer une randonnée de cinq jours. Dans la jeep nous faisons la connaissance de Didier, Muriel et Salem avec qui nous allons partager le chemin. Une fois le guide trouvé, on commence l’ascension : nous laissons derrière deux monastères tibétains et nous nous aventurons dans un brouillard qui s’épaissit au fur et à mesure que la végétation se rarifie.

Caminante, no hay camino.

Caminante, no hay camino.

La première nuit, nous dormons à 2895, à Tumling, où nous remercions l’inventeur de la bouillote et d’où nous distinguons, le lendemain, pour la première fois l’Everest, éclairé par les couleurs du lever de soleil. Nous avons beaucoup de chance : tous les matins la vue est dégagée, bien qu’après un brouillard épais se lève et finit par nous cacher les montagnes, le chemin et même nous-même. La deuxième nuit, nous dormons à Sandakphu (3656m), village connu car il offre les meilleurs vues de l’Himalaya sans besoin de marcher (il y a un accès par une piste, bien que quand on voit l’état de la route, on préfère y aller à pied), ce qui en fait un lieu bruyant au milieu du calme de la montagne… Nous avons commencé à voir un peu de neige (tombée quelques jours auparavant), mais le bon temps continue à nous sourire, et le spectacle du lever de soleil n’a pas de prix.

A veces merece la pena madrugar... / Parfois, se lever tot vaut le coup

A veces merece la pena madrugar… / Parfois, se lever tot vaut le coup

Le troisième jour est le plus impressionnant : Nous le passons à marcher sur des crêtes, sans arrêter de voir les montagnes (jusqu’à ce que les nuages ne les cachent) : Annapurnas, Everest, Trois Soeurs, Kanchendjunga et chaîne du Bouthan. Il fait froid, il n’est pas sûr que le refuge soit ouvert (s’il est fermé, il faudra marcher encore deux heures) et il n’y a pas de restaurant sur le chemin (les autres jours, il y en avait), mais l’effort en vaut la peine… Au final nous pouvons dormir au refuge du Phalut (3600m) comme il était prévu. Le lendemain matin, notre bouteille d’eau (qui était dans la chambre) a commencé à congeler… A Phalut, nous disons au revoir aux montagnes et nous commençons la descente, laissant derrière la neige et le froid, entourés de plus en plus d’arbres : depuis la vallée du Siri, nous avons de jolies vues sur les montagnes qui nous entourent. Deux jours plus tard, en arrivant à Darjeeling, nous nous offront un petit caprice de gateaux au Glenary’s, une fameuse patisserie qui nous offre, en plus, une jolie vue sur le coucher de soleil.

Meme les chiens s'extasient devant ce paysage / Hasta los perros se quedan mudos con el paisaje

Meme les chiens s’extasient devant ce paysage / Hasta los perros se quedan mudos con el paisaje

Nous mettons encore deux jours à organiser notre prochaine étape. Nous en profitons pour découvrir avec Salem (notre compagnon de trek) quelques endroits de Darjeeling que nous n’avions pas encore visité : le zoo et l’Institut de montagne de l’Himalaya (qui offre une exposition très intéressante sur les ascensions de l’Everest – son premier champion Tenzing Norgay a vécu à Darjeeling jusqu’à sa mort), et le centre d’entraide de réfugiés tibétains, où un groupe croissant de familles tibétaines vivent, éduquent leurs enfants et génèrent du travail pour la communauté. Passage incontournable, avant de partir, nous visitons aussi une plantationde thé, bien qu’en ce moment il n’y a pas d’activité (ni semage, ni récolte, ni traitement).

Priere a la tibetaine / Rezos a la tibetana

Priere a la tibetaine / Rezos a la tibetana

La niut du 29 janvier nous prenons le Darjeeling Mail en direction de Calcutta. C’est la première fois que notre train part à l’heure.

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Varanasi à l’indienne / Haciendo el indio en Varanasi

febrero 24, 2013

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VARANASI À L’INDIENNE (6 -17 janvier 2013)

Depuis Agra, nous devons prendre le train de 20h50 vers Varanasi, mais un gros brouillard qui affecte une grosse partie du nord de l’Inde va provoquer un léger retard. En arrivant à la gare, on apprend que notre train n’est pas encore parti de Delhi (à 200km – et ici les trains circulent à 50 km/h). On passera la nuit dans la salle d’attente en compagnie d’autres indiens et un ou deux rats; on peut s’estimer heureux, la salle est chauffée, alors qu’il fait froid dehors, et certains dorment sur les quais avec les gentils rongeurs qui leur passent à côté… Le train arrive finalement à 6h du mat, après une fausse alerte à 3h. L’arrivée initialemement prévue à 4h du mat´ se fera 16 heures plus tard, à 20h! Ici, il n’est pas question d’aller se faire rembourser le billet!….

Ghat

Ghat

C’est à Varanasi que se termine notre tour de princes offert par les parents de Chris, et on abandonne l’hotel confortable pour aller chercher une guest house. On en profite aussi un peu pour se reposer, et on restera dix jours dans cette ville passionante.

La vie de tous les jours y est un spectacle. Le long des ghats, les quais du Ganges, les hindous de la ville ou en pélerinage viennent laver leurs péchers dans la rivière sacrée (“Mais ce n’est pas un peu sale” demandera-t-on à un indien en voyant l’eau marron et les détritus à deux mètres des gens, “non, c’est pas grave, l’eau est sacrée”…), plus bas, les gens font des lessives (c’est tout un spectacle de couleurs de voir les saris s’agiter au soleil) en frappant très fort les vêtements contre des pierres, et au Manikarnika ghat, les crémations vont bon train avec entre 200 et 400 par jours; les processions d’un corps, couverts de draps de couleur, transporté sur une civière en bambou à travers les rues sont un spectacle quotidien.

Baño ritual / Bain rituel

Baño ritual / Bain rituel

Au ghat principal de Dasaswamedh, où les masseurs, rameurs de barque, mendiants, vendeurs de drogue guettent les touristes, la cérémonie d’offrande au Ganges a lieu tous les soir après le coucher de soleil où sept Bramhans agitent encens, bougies, et autres objets vers les quatre points cardinaux. On croise aussi le long des ghats les sadhus, les ascètes indhous à moitié nus, aux longues barbes et cheveux, vivant de l’aumône des gens.

Louange au Ganges / Ceremonia al Ganga

Louange au Ganges / Ceremonia al Ganga

Le reste de la ville est aussi bourdonnante de vie, derrière les ghats s’étend un labyrinthe de petites rues, appelées galis, où les vaches peuvent créer un embouteillage de motos et piétons, et où on l’on trouve d’innombrables échoppes de toute sorte: vêtements, articles religieux, quincailleries, vendeurs de sucreries, restaurants, mini-épiceries, bijoutiers, souvenirs…. autour de nombreux temples ; le plus grand, le Vishwanath temple (ou Golden Temple) est interdit aux non-hindous, mais nous pouvons visiter le temple d’Anapurnam, la déesse de la nourriture, où on nous offre – et quasi nous oblige à accepter – un repas (quelques jours auparavant, Ana avait gagné quelques points de karma en aidant les gens de ce temple à servir un repas pour les pauvres sur un des ghats).

Ana sert à manger / Ana sirviendo comida

Ana sert à manger / Ana sirviendo comida

On visite aussi un temple népali, adorné d’instructives mais impossibles sculptures du kamasutra.

Dans le quartier musulman, derrière les avenues bruyantes et embouteillées, on entend le tac-tac tac-tac des tisseurs de soie et et des machines à tisser où sont fabriqués les saris (vêtement traditionel des femmes), écharpes, pachminas qui sont ensuite vendus aux locaux et aux touristes (Varanasi est connue pour ses vêtements en soie).

A Varanasi, il y a une vrai passion pour le cerf-volant. Tous les jours en fin d’après-midi, le ciel se rempli de petites carrés de papier reliés à une ficelle qu’enfants et adultes font voler pour ensuite se confronter les uns aux autres. Le but du jeu est de couper la ficelle de l’autre avec la sienne; pour cela ils utilisent une ficelle de verre coupante, et il faut essayer de scier celle de l’autre. Les cerf-volants entre ainsi dans une espèce de danse au bout de laquelle un des deux fini par planer vers le sol, coupé de son propriétaire. Les enfants au sol (souvent le long des ghats) se précipitent alors pour essayer d’aller récupérer le cerf-volant perdant pour jourer eux-mêmes avec.

Leçon de cerf-volant / Clase de cometa

Leçon de cerf-volant / Clase de cometa

Nous allons nous adonner à cette passion locale, avec deux indiens de Varanasi avec qui nous avions sympathiser au coin d’une ruelle. Nous apprenons à manier le cerf-volant, chose pas du tout évidente, alors que ça paraît tellement facile en voyant les enfants les manipuler. On ne fera pas long feu, quand on a la ligne entre les mains, on se fait couper rapidement, ou le cerf-volant termine dans le Ganges suite à une mauvaise manip !

Pendant que nous sommes à Varanasi, le lundi 14 janvier est le festival de cerf-volant, ainsi qu’une fête religieuse. Les toits des maisons se remplissent des familles réunies pour jouer, et le ciel se constèle de miliers de carrés de papier de toutes les couleurs. Un indien qui se fait appeler Manolo, qui vend des fringues dans une échoppe, nous avait dit alors que nous partagions un thé qu’ils avaient acheté 200 cerf-volants, et 800 Rs de bobine pour passer la journée en famille. Nous tenterons notre chance depuis le toit de notre guest house, sans beaucoup de succès : l’envol est très difficile à faire, et les deux fois où on y arrive on se fait couper en deux minutes !!

Festival de cerf-volant / Festival de cometas

Festival de cerf-volant / Festival de cometas

Après dix jours passés à nous émerveiller sur la vie spirituelle de la ville et à faire les enfants avec les cerf-volants, on reprend les rails en direction de Darjeeling pour aller contempler l’Himalaya.

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HACIENDO EL INDIO EN VARANASI

(del 6 al 17 de enero)

Desde Agra tenemos un tren a Varanasi que sale, en teoría, a las nueve menos diez, pero la impresionante niebla que se extiende por casi todo el norte del país provocará un ligero retraso. Cuando llegamos a la estación, nos dicen que nuestro tren aún no ha salido de Delhi (que está a 200km – y los trenes aquí circulan a 50km/h). Pasamos, pues, la noche en la sala de espera, acompañados por unos cuantos indios y algunas ratas ; pero tenemos que considerarnos afortunados, tenemos calefacción mientras otros duermen fuera, en el frío, con los lindos roedores rondándoles la cabeza… El tren, por fin, llega a las 6 de la mañana, tras una falsa alarma a las 3. Nuestra llegada a Varanassi, prevista para las 4, se retrasará aún un poco más : llegamos a las ocho de la noche. Y, por supuesto, aquí lo de que te devuelvan el dinero, como que no.

Ghat

Ghat

En Varanasi se termina el tour principesco que nos han regalado los padres de Chris, y dos noches después abandonamos el hotel para buscar una guest house. Aprovechamos el final del tour, también, para descansar, y así, sin darnos cuenta, pasamos diez días en esta ciudad increíble.

Aquí la rutina es un espectáculo. Los ghats (las orillas del Ganges) rebosan de indios de la ciudad o peregrinos que se lavan los pecados en este río sagrado (« ¿y no está un poco sucio ? » – preguntamos a un indio mirando con grima el color marrón del agua y la basura casi rozando a la gente – « no, no importa, el agua es sagrada » – nos responde él, convencido…) ; más allá la gente lava su ropa (es todo un espectáculo de color ver los saris agitándose al sol) golpeándola con fuerza contra las rocas ; en el Manikarnika ghat hay barra libre de cremaciones todo el día (se hacen entre 200 y 400 diarias) ; las procesiones con los cuerpos, cubiertos con telas de colores, sobre camillas de bambú son el pan nuestro de cada día.

Baño ritual / Bain rituel

Baño ritual / Bain rituel

En el ghat principal, Dasaswamedh, donde los masajistas, barqueros, mendigos y camellos acechan al turista, todas las noches al ponerse el sol se hace la ceremonia de ofrenda al Ganges, en la que siete Brahmanes agitan incienso, velas y otros objetos en  dirección de los cuatro puntos cardinales ; un poco más allá, el ghat de los shadus, los ascetas hindúes medio desnudos, con el pelo y las barbas largos, mendigan para vivir.

Louange au Ganges / Ceremonia al Ganga

Louange au Ganges / Ceremonia al Ganga

El resto de la ciudad también rebosa vida ; tras los ghats se extiende un laberinto de callejuelas, los galis, donde una vaca puede crear un atasco de motos y peatones, y donde hay un número incontable de tiendecitas de todo tipo de artículos : ferreterías, restaurantes, mini-supermercados, joyerías, tiendas de ropa, de recuerdos, de artículos religiosos, de chucherías,… se agolpan alrededor de los muchos templos de la ciudad – el más importante, el Vishwanath o Golden temple, está vetado a los no-hindúes, pero podemos visitar el templo de Anapurna, diosa de la comida, donde nos ofrecen – y casi nos obligan a aceptar – una comida (un par de días antes, Ana había ganado unos cuantos « puntos » de karma ayudando a la gente de este mismo templo a servir comida para los pobres, en uno de los ghats). También visitamos un templo nepalí, adornado con instructivas pero imposibles esculturas del kamasutra.

Ana sert à manger / Ana sirviendo comida

Ana sert à manger / Ana sirviendo comida

En el barrio musulmán, tras las ruidosas y atascadadas calles, se escucha el tac-tac-tac-tac de los telares manuales o eléctricos donde se fabrican saris, echarpes, pashminas y otros artículos de seda, de algodón o sintéticos que se venden a locales y turistas (Varanasi es conocida por sus sedas).

En Varanasi descubrimos la pasión india por las cometas. Todas las tardes el cielo se llena de rombos de papel que los niños y adultos vuelan para competir unos contra otros. Y es que aquí las cometas no vuelan por volar : el objetivo es cortar el hilo del otro con la propia ; para ello se emplea un hilo de fibra de vidrio. Cuando dos cometas vuelan aproximadamente a la misma altura, se inicia una especie de danza tras a cuyo fin una de las cometas planea hacia el suelo, roto el vínculo con su dueño. Los niños que pasan el día en los ghats se precipitan en una encarnizada lucha para recoger la cometa perdida y jugar con ella.

Leçon de cerf-volant / Clase de cometa

Leçon de cerf-volant / Clase de cometa

Los días pasados en la ciudad sagrada nos dedicaremos con fruicción a esta pasión local, con dos indios de aquí que conocimos en una callejuela. Aprendemos a manejar la cometa, que no es tan fácil como le parece a uno cuando ve a los niños jugar… Pero tampoco vamos mucho más allá: en cuanto nuestra cometa se eleva un poco, planea hacia el suelo tras una rápida lid de la que a menudo ni nos enteramos, o se da un baño en el Ganges tras sucumbir sin nuestro permiso a la fuerza de la gravedad.

Festival de cerf-volant / Festival de cometas

Festival de cerf-volant / Festival de cometas

Tenemos la suerte de estar en Varanasi el 14 de enero, día del festival de cometas, que es en realidad una fiesta religiosa. Las azoteas se llenan de familias que se reúnen para jugar, y en el cielo aparece una constelación de rombos de todos los colores. Un vendedor de ropa indio, Manolo, ha comprado 200 cometas y 800 rupias de hilo para pasar el día jugando con la familia… Intentamos participar a la fiesta desde la azotea de nuestra guest house, pero no tenemos mucho éxito : nos cuesta muchísimo levantar el vuelo y cuando lo hacemos (un par de veces) perdemos la cometa en dos minutos…

En fin, tras diez días maravillándonos con la vida espiritual de la ciudad y haciendo el indio con las cometas, tomamos un tren en dirección de Darjeeling, para ver el Himalaya aunque sea de lejos.

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